Le garçon nu assis par terre dans la cacophonie du monde, il ne sait plus, serait-il peut-être animiste ? il ne sait pas il ne sait rien mais dans ces voyages il a croisé son âme c'est un bon signe. Sa nuque serait-elle à nouveau raidie ? Et ses yeux à nouveau tournés vers le plafond et vides ?
Retour. Tout est connu autour de lui, la cafetière italienne toujours à la même place est déjà sous sa main, bien-être, habitude, calme , confort...
Confort ?
Putain de confort !
Le garçon nu la cafetière à la main regarde son doigt éclaté. Il se souvient de l'épuisement sous le poids du sac, le vacillement, le train avec les corps debout, la femme noire au bassin comme une citerne de western, le tram qui renonce et qui s'arrête , le bus fou sur des routes inconnues et les transportés qui s'enfuient peu à peu et les derniers qui rient comme des fous, le dernier trajet à pied, à chaque pas tu penses que tu vas tomber par terre....
Le voyage et la blessure et la difficulté ! C'est étrange, il ne voudrait pas éliminer tout ça.