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Acte 1
Nous prenons ce matin le taxi à Pithoragarh pour nous rendre à Ranikhet. En principe le trajet dure 5 heures. Heureusement nous tombons dur un jeune chauffeur sympathique.
Acte 2
Après 2 heures de route, nous nous arrêtons pour prendre le « breakfast ». Nous commandons deux chai (thé au lait) et prenons deux petits gâteaux. Nous nous installons sur une table qui donne sur la route.
Acte 3
Alors que nous admirions le paysage grandiose une voiture s'arrête brusquement à notre hauteur. Cinq hommes sortent précipitamment de la voiture et se dirigent près de nous. Un des hommes nous montre un journal en criant en hindi quelques mots que je ne comprends pas. Il ouvre le journal et nous montre une page où Ludmila et moi-même sommes en photo.
Un attroupement se forme autour de nous et tout le monde commente l'évènement et commence à nous prendre en photo. Nous on n'y comprend rien ! On se souvient alors qu'un mec nous a pris en photo avec son smartphone à Pithoragarh, alors que nous cherchions un taxi pour nous rendre au pied de la montagne Dhwarg, pour entamer ensuite une marche de 5 km jusqu'au temple qui se trouve à 2150 mètres.
Acte 4
On nous traduit l'article : « Deux Suisses visitent le Dhwaj Temple » et le journaliste écrit que nous partons sur le mont Dhwaj pour y faire des recherches sur les plantes médicinales ?
On a bien parlé un moment avec le journaliste, mais on lui a juste expliqué qu'on cherchait un taxi, mais comme mon anglais n'est pas formidable je ne sais pas ce qu'il a compris.
Acte 5
Nous repartons avec notre taxi. Notre chauffeur est tellement content d'avoir deux vedettes de son journal local, qu'il téléphone à toute sa famille et à tous ses copains. Mais le pire, c'est qu'il s'arrête de temps en temps pour aller cueillir au bord de la route une plante pour nous la montrer et nous expliquer à quoi elle sert. Tout ça en hindi.....
Ludmila cherche l'inspiration au temple de Sanjeev ki Akasnsha dédié à la Mère du Dieu Shiva. Ce temple domine toute la vallée et offre un point de vue magnifique sur la chaîne himalayenne. Malheureusement quand nous sommes arrivés au sommet, les nuages recouvraient déjà les montagnes. Certains jours, ce temple est au-dessus des nuages ce qui donne l'impression d'être sur une île mystérieuse.
Il est vrai que quand on veut prendre un taxi tôt le matin, c'est un peu le bronx avec les chauffeurs de taxi. Mais tout finit par s'arranger et nous montons dans le taxi qui nous a offert le meilleur prix. Juste avant de démarrer les autres taxi-wallah engueulent pendant 10 minutes le chauffeur de taxi pour le prix qu'il nous a fait, mais quand ce dernier démarre ils nous font des grands signes d'adieux et tout ce termine dans la bonne humeur.
J'ai une pensée émue pour nos taxis suisses !!!!!!!!!!
CHANT DU JOUEUR DE TABLA
Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaah ! Aaaaah ! Mmmmmmmmmmmmmeh ! Aaaaaaaaaaaaaaah ! Aaaaah ! Mmmmmmmeuh ! Aaah ! Mmmmmh ! Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah ! Mmmmmmmmmh ! Iiiiiiiiiiiiiiiiiiih ! Iiiiiiiiiiiiiih ! Iiiiiiih ! (soupir !) Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaah ! Mmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmh ! Aaah ! Euh ! Euh ! Euh ! Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah ! Ah ! Ah !
(Auteur des paroles, inconnu)
L'ASHRAM DES BEATLES
C'est grâce en partie aux Beatles que Rishikesh est devenue mondialement connue. Ils ont séjourné avec leurs compagnes en 1968, faisant la une des journaux du monde entier. C'est dans cet ashram qu'ils ont composé l' « Album Blanc ». Ils ne sont pas restés longtemps copains avec Maharishi Mahesh car l'appât du gain du gourou et son attitude envers ses disciples du sexe féminin leur enlevèrent leurs illusions sur la méditation transcendantale.
Aujourd'hui l'ashram est en ruine et c'est parmi ces vestiges que nous recherchons l'ombre des Beatles. Malgré tout, cet endroit est excellent pour l'inspiration photographique et chaque fois que je reviens à Rishikesh, j'aime aller me balader dans ce lieu qui, chaque fois, me laisse songeur sur les rapports entre le fric et la spiritualité......
Ce n'est pas un signe de bonne santé d'être bien adapté à une société profondément malade.
Jiddu Krishnamurti (1895-1986)
Dernières instructions aux 46 invités venus de Suisse pour les 30 ans de Rui et Christel
Les peaux de phoques, ce lien avec le silence des paysages majestueux
"But he that dares not grasp the thorn / Should never crave the rose" - Anne Brontë
"There are only 3 colors, 10 digits, and 7 notes; its what we do with them that's important" - Jim Rohn
"Cowards die many times before their deaths; the valiant never taste of death but once" - William Shakespeare
"Consciousness is much more than the thorn, it is the dagger in the flesh" - E. M. Cioran
"Love seeks one thing only: the good of the one loved. It leaves all the other secondary effects to take care of themselves" - Thomas MErton
"Politics is the art of looking for trouble, finding it everywhere, diagnosing it incorrectly and applying the wrong remedies" - Groucho Marx
pénible, tout de même, ce reflet dans les carreaux... tant pis ... on ne fera pas mieux ...