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La semaine uneparjour... 01 août 2026

di 26.07.2026
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Joubarbe : cette plante qui fleurit en été n'a pas besoin d'être arrosée

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Cuslone côté pile

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Lever de lune sur l'Ossola

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La maison perdue dans la forêt

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Dario rentre les regains

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Les montagnes bleus

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Premier bolet de la saison

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uneparjour#1257

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uneparjour#1263

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CE QUE PENSENT LES ÄMES MALÉFIQUES

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SOUS CET ARBRE LE TRAFIC FAIT RAGE

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FOUS ÊTES FOU

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DANS L'UNIVERS IL Y A ENTRE AUTRES CONSEILS DE CINQ ET DOUZE

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LE SAINT GRAAL SE TROUVE ICI

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COPIE D'UNE FEMME DANS UNE ÉGLISE

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LUMIÈRE SOLEIL GIVRÉE

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retour sur le tour : attente, trottoir bien occupé , il fait penser à une plage...

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le bar du Castillan, lieu mythique de la Grave.

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Gigantesque incendie , on arrose les maïs pour qu'ils ne brûlent pas.

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Festival Messiaen à la Grave; extraordinaire quatuor Diotima qui estompe les Arditti.

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enfin un peu de pluie!

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A l'assaut du Galibier.

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Intermède : il y a depuis longtemps une grande image, depuis des années, toujours dans le même lieu. Tunnel. Directement à même les pierres du mur. On se met à la chercher. C'est comme ça, à chaque fois, le corps nu désire la voir encore une fois. Mais on ne trouve rien. L'image du tunnel a disparu.

Pas grave , tu peux toujours la raconter. Le garçon nu lui a donné un nom:

souvenir d'une culture avortée...

dans un sous-voie sale et sombre
hors de toute culture
le grand ventre peinturluré de blanc
comme un large paquet d'émotion et de signification
c'est le premier qui attire le regard
le torse tracé brutalement par la veste rouge abandonnée
glisse une giclée de sang dans ce lieu qu'on nomme 'Querelle'
pour tête une des plus banales images médiatiques
jocondée et surdéterminée jusqu'au vomissement
ça fait dans toute cette chose qui parle fort
un trou un vide une absence
comme bijou une coulée de peinture jetée au mur
et tendue vers le ciel de pierre du tunnel
une main animale ou enfantine tient un soleil brisé
l'autre main christiquement clouée
brandit un petit cadre à l'image indéchiffrable

comme le souvenir d'une culture avortée

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Le garçon nu a cessé de regarder le ciel et n'est plus assis par terre avec sa nuque raidie. Il se tient debout dans le hall de gare, il ne peut résister au besoin de prendre un billet et de s'en aller. Il n'arrive pas à savoir pourquoi. Pourquoi il lui faut toujours retourner à Gand. Marcher doucement sur les esplanades, lentement se rapprocher de Saint-Bavon, payer la petite contribution, recevoir son billet, monter les escaliers compliqués, sentir l'émotion, la proximité, se retrouver au seuil de la vision, ouvrir les yeux ou fermer les yeux c'est de toute façon la même chose, l'image est là depuis si longtemps, dans la cathédrale et dans les émotions. Il n'arrive pas à savoir pourquoi. S'il y a une des six ou sept chaises qui se trouve libre, il s'asseye. Il laisse le regard subir l'attraction, la nécessité, le désir, la séduction du mystère. Surtout ne pas chercher à comprendre ! Bien sûr l'herbe qui entoure et sépare les divers groupes de personnages et les paysages au fond, cette herbe est encore plus attirante qu'une belle prairie dans la réalité. Tu aimerais tomber par terre et te rouler dans l'herbe et sentir chaque brin d'herbe qui chatouille ta peau. Bien sûr il y a l'agneau sur un support qui pourrait servir de piédestal, il est entouré de présences fascinées. Juste quelques-unes. L'agneau n'a pas un regard particulièrement intelligent, mais sa naïveté et sa simplicité lui donnent sa beauté extraordinaire. Évite plutôt de paraître intelligent mon ami ! Mais les yeux ne peuvent se retenir de toujours retourner à l'herbe, tout simplement à l'herbe, comme une des choses les plus douces de la création.

La peinture de la Renaissance est la peinture d'une des pires époques meurtrière de la civilisation blanche. Pourtant cette peinture représente tous les êtres, même mythologiques divins ou prolétaires, dans une extraordinaire naïveté et on aimerait dire que la beauté vient d'une sorte de laideur des corps, une laideur entièrement dévoué au réel. Jamais aucun être surnaturel, fantastique ou splendide! Non, surtout pas, mais la bêtise, la laideur, le ridicule, qui sont la vraie beauté. Ne sommes-nous pas tous bêtes laids et ridicules ? Et ne sommes-nous pas vrais et beaux ? Pas autant que l'herbe de l'Agneau mystique bien sûr mais tout de même nous avons déjà quelque chose. Cette simplicité dans la peinture de la Renaissance figure vraiment les humains avec la vérité des animaux. Dans les autres panneaux du retable, Adam à gauche en haut et Ève symétriquement à droite, tous les deux nus, et d'une banalité de corps merveilleuse. Si aujourd'hui je devais refaire une image comme celle-là, en toute humilité, je mettrais à Adam un slip et à Ève une culotte, et pour avoir des objets à reproduire j'irais dans le supermarché le plus stupide et j'achèterai le slip et la culotte les moins extraordinaires et les moins coûteux. Un slip et une culotte de pauvresse et de pauvre.

Le garçon nu est debout, la nuque souple, le regard ouvert comme un sexe femelle pour y laisser pénétrer l'image dans tous ses intérieurs, il est immobile mais à l'intérieur de lui tout vibre et se secoue dans une fantastique tempête. Il sait qu'il reviendra à Gand parce que l'herbe verte de l'Agneau mystique l'attire plus que tout.

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Bruxelles. 9h47 Le train 9826 a disparu.

Trois heures d'attente. Marcher n'importe où. Longer la rue Basse, la tête basse et les yeux demi fermés, du côté de l'ombre minuscule sous les immeubles, et puis la place du Jeu de Balle. Et toujours droit devant. Au bout de la rue Basse on trouvera peut-être une camionnette à gaufre !

Non pas de camionnette à gaufres !

On redescend et on pénètre dans le frais de l'église. Et plus tard encore un peu plus vers le fond de la ville...

Nous tombons assis sur les blocs de béton au centre du skatepark, s'abriter du soleil brûlant sous une petite végétation.... Il n'y a pas le bruit sec et dur des planches contre le béton quand le corps s'élève et retombe, aucun grondement de roulement des petites roues de caoutchouc durci, les corps ne bougent pas , la chaleur unit toutes les pensées assemblées sur ces courbes de béton peinte de grands visage colorés, elle unit tout ça sous la chaleur dans une sorte de stupeur douce et d'immobilité lente. Probablement qu'on a dormi. Pour gagner du temps on regarde doucement tourner l'aiguille dans le cadran de la montre accrochée au poignet. Puis la longue rue Basse en retour. Arrêt à la Sardine chez Monique, c'est tout étroit, il fait chaud comme dehors, Monique transpire, les sardines se débattent, les anchois se couchent sans protester entre les tranches de pain, on s'assied sur le seul coin d'ombre du Jeu de Balle, la bouche s'ouvre grande et les sardines frétillent dans les tuyaux, l'estomac s'apaise.

12h28 Bientôt l'heure de grimper jouer les sardines dans les boîtes à transport du train, elles nous attendent à la queue leu leu sur le chemin de fer.

Dans le train, il y a bien sûr les passagers qui exhibent fièrement leurs billets valides, mais avec en plus une grande partie des abandonnés du train 9826 disparu trois heures plus tôt. Quiproquos embryons de disputes et corps debout dans les couloirs.

Les séparés désespérés s'envoient des SMS.
Est-ce que tu es assise ?
Moi je suis assis dans les bagages à la place de ta valise jaune qui se trouve en dessus de moi près du plafond ...
Je ne serais pas vraiment étonné si on rate la correspondance à Lyon.
Bise.


Dans la bataille des places assises, une femme puissante, au bassin comme une citerne de train dans un western. Sur des grandes pattes en bordure du chemin de fer.

Je la vois tout à fait, si un malheureux affiche l'intention de lui piquer sa place, se dresser et se mettre debout, et les yeux froids sortir ses deux colts à la fois. Qui étaient accrochés à sa ceinture de cuir.
Et puis les balles sifflent dans le désert brûlant, l'adversaire tombe raide, silence.
Avant de renfiler les flingues dans leurs cuirs, elle se rassied au milieu des banquettes encombrées de valises immenses, et souffle sur la pointe des canons, là où les trous sombres qui ont craché le diable en frémissent encore ! Il vaudrait mieux que ça ne brûle pas le tissu soyeux de sa robe !
Pour l'instant deux délicieuses petites filles à sa gauche et à sa droite lui servent de nouveaux revolvers qui crachent en tir continu des cris de désespoir brûlants comme des balles blindées ! Et cette fusillade-là va durer presque jusqu'à Marne-la-vallée. Survient alors le papa qui soulève dans ses bras les deux mitrailleuses enfantines, et les deux jumelles cessent illico de pleurer ! Ce mec est une merveille, tout le wagon le constate, Supernounou Superman en même temps ! Oui on l'a bien vu presque sans se ralentir dans son apparition surnaturelle, il a monté les énormes valises de toutes les filles debout dans le couloir jusque dans les machins à bagages ! On en fait plus assez des comme ça !

Malheureusement ils descendent tous à Marne-la-Vallée, et le wagon se retrouve dans un silence de cathédrale.. depuis, on s'ennuie un tout petit peu quand même...

16h14 Les heures roulent lentement comme des boules de billard fatiguées, les yeux se ferment, le paysage défile indéfiniment mais c'est curieux c'est toujours le même qui recommence.

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Lyon. 17h02. Dans le brûlant du béton un garçon passe avec un révolver en plastique, il gicle l'eau sur les visages, les nuques se détendent , et les yeux partent au ciel, les cervelles reprennent légèrement conscience.

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20h33 le tram est beau comme un carrosse. Le cheval renifle l'écurie. Ça piaffe debout, ça se serre de près dans le véhicule.

Cinquième arrêt. Terminus tout le monde descend. Pas d'explication. La cargaison de corps se déverse et s'étale dans les bordures d'herbe jaunie, ou alors s'assied sur les rebords des trottoirs, les courageux partent à pied. Imaginer le trajet à pied c'est juste une souffrance, un impossible, au moins une heure, alors tu renonces, tu ne veux pas savoir. La route est entravée de corps, les voitures ne passent plus, les minutes passent, mais pas les voitures.

21h03 Un bus , ah bon ! Encore une fois les corps se serrent, beaucoup restent dehors. Départ . D'abord tu reconnais la route, ça semble rassurant. Et puis ça quitte la route, petite rue virage à gauche virage à droite paysage inconnu. Et puis stop. Les portes s'ouvrent . Silence. Comme si tout était fini. Mais le moteur tourne les portes restent ouvertes, il y en a qui s'enfuient. Si tu ne penses à rien si tu restes assis si tu regardes en l'air la nuque raide et le dos fatigué, si tu attends assez longtemps, les portes se referment, toujours silence, le moteur pousse parfois des colères, la carcasse se secoue. Encore des chemins inconnus dans le noir. Bientôt 21h45. Stop. Porte ouverte. Moteur ronronne. Attente. Les découragés sortent, s'enfuient , ceux qui sont restés ont des têtes d'explorateurs perdus en Amazonie. 22h25. Les portes se ferment ça redémarre, toujours silence. Le trajet toujours plus noir toujours plus mystérieux. Finalement on est assez bien installés. On pourrait faire toute la nuit comme ça. Ça dure mais stop. Portes ouvertes moteur qui tourne silence, encore des fuyards, les persévérants deviennent rares. Attente, silence. Tu te regardes avec les rares voisins, les yeux ne sont pas inquiets du tout, ils et elles ont la nuit devant eux après tout. Toujours attendre. Les yeux s'interrogent parfois l'un l'autre, personne ne sait rien et peu à peu il y a comme un virage dans les corps, les joues les lèvres les paupières se détendent les mains s'abandonnent les yeux deviennent malins ils font des signes à d'autres yeux, et peu à peu ça se répand entre les sièges dans la cage mystérieuse du bus où nous sommes enfermés comme des bêtes au zoo, et alors c'est quelque chose de très doux qui commence, par place, éparpillé, à l'avant à l'arrière, quelques petits bruits, ça se répète, ça s'échange, les yeux s'animent encore plus, as-tu fini par comprendre, c'est le rire, oui le rire, ça rit de partout, tu es presque heureux tu ris, tu ris avec ta voisine ton voisin, tu rirais bien avec le chauffeur mais il est toujours caché dans sa cabine et de plus en plus silencieux, alors on rit sans lui, et les portes se ferment et le moteur rage un petit coup pour démarrer sec et ça continue de rouler dans le noir entre des petites maisons dans des jardins...

Et tout à coup au loin comme dans le métro à Naples tu te souviens, on voit de la lumière au bout du chemin ! Ça se rapproche, on rit toujours mais moins fort, ça se rapproche on regarde et bientôt l'engin à moteur débouche sur une grande rue . Presque une avenue . On la connais celle-là. On n'est pas encore là où on veut aller, mais on a avancé. Au bout de l'avenue stop. Et là le moteur s'arrête. Les portes s'ouvrent. Terminus tout le monde descend. Enfin le chauffeur a causé. Cette fois on sort ça a l'air plus sérieux on avance pour demander au chauffeur « ça va pas plus loin ? » non ça va pas plus loin, d'ailleurs lui le chauffeur et il ne sait rien il n'a aucune idée mais il s'arrête là .

23h15. Le sac sur le dos. Et ça recommence. Comme chaque jour, comme toute la vie, tirer le genou vers le haut avancer le pied perdre légèrement l'équilibre pour que la chute vers plus loin te fasse déjà gagné 30 cm, mais tu ne tombes pas ton corps est malin il fait ça depuis si longtemps l'autre pied s'est levé, le corps s'est équilibré, c'est l'autre genou qui s'est levé et qui se projette un peu en avant ce qui fait tomber le corps mais le corps est malin il se rattrape toujours, et cela tu l'appelles la marche, et tu as l'impression que tu vas une fois oublier de tirer l'autre pied là où il faut pour que l'éternité du geste qui se répète puisse continuer, et tu penses de plus en plus que si une jambe renonce, tu vas tomber par terre, avec le sac qui t'écrase qui se décale sur ta nuque et qui te pousse la gueule par terre contre le goudron. Et que tu resteras là et tu décideras de ne plus bouger. Mais ça c'est juste la joie du fantasme, la joie de la fiction, tu as tellement l'habitude depuis tant de jours depuis le tant de mois depuis tant d'années toute la vie, lever un genou le tirer en avant perdre l'équilibre te rattraper avec l'autre pied et continuer... Continuer continuer...

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23h47, le sac à dos tombe par terre, le corps se déshabille, le garçon à la nuque raide est de nouveau nu , il pisse d'abord, et puis penché sur le minuscule lavabo dans le couloir faire couler l'eau du robinet ... attendre qu'elle soit bien froide approcher le visage du flux blanc scintillant de l'eau, un peu comme le serpent de métal dans le sombre, mais plus gai oui plus gai, avancer des lèvres et les entrouvrir sentir le remue-ménage comme celui d'un torrent dans la montagne, frais rapide sautillant et se mêler à ce flux en dérober une petite partie grâce aux lèvres et à la langue et le flux sautillant dévié coule au fond de la langue de la bouche toujours sautillant et frais ça plonge dans les tuyaux ça descend dans le corps partout jusqu'à ce que ce flux ce soit mélangé à tous les rythmes du corps, sang qui circule pensées épuisées qui ne peuvent s'arrêter le dernier morceau de pain avalé dans le train qui n'est plus qu'une bouillie et continue de descendre et tous les rythmes font une musique la musique du corps, la musique de la vie, mais ce soir la vie est épuisée, fermer le robinet, se redresser, marcher en vacillant couloir chambre le matelas est par terre ne plus se retenir debout se laisser tomber comme une mort ne plus penser ne plus réfléchir ne plus sentir replonger dans le ventre maternel se laisser mourir heureux, tout s'arrête tout se tait il n'y a plus rien...

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Le garçon nu assis par terre dans la cacophonie du monde, il ne sait plus, serait-il peut-être animiste ? il ne sait pas il ne sait rien mais dans ces voyages il a croisé son âme c'est un bon signe. Sa nuque serait-elle à nouveau raidie ? Et ses yeux à nouveau tournés vers le plafond et vides ?

Retour. Tout est connu autour de lui, la cafetière italienne toujours à la même place est déjà sous sa main, bien-être, habitude, calme , confort...

Confort ?

Putain de confort !

Le garçon nu la cafetière à la main regarde son doigt éclaté. Il se souvient de l'épuisement sous le poids du sac, le vacillement, le train avec les corps debout, la femme noire au bassin comme une citerne de western, le tram qui renonce et qui s'arrête , le bus fou sur des routes inconnues et les transportés qui s'enfuient peu à peu et les derniers qui rient comme des fous, le dernier trajet à pied, à chaque pas tu penses que tu vas tomber par terre....

Le voyage et la blessure et la difficulté ! C'est étrange, il ne voudrait pas éliminer tout ça.

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La petite visiteuse de l'expo

Elle est venue se voir à l'espace Chabrillan.
Montélimar aux 1001 visages, venez vous voir ! "

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Montélimar " in colors "

Place du marché

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Cyril & sa fille dans le cadre

Portrait réalisé dans le cadre de mon exposition " Montélimar aux 1001 visages "
Jour 11.

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Sacha show

Portrait réalisé dans le cadre de mon exposition " Montélimar aux 1001 visages "
Espace Chabrillan - Jour 12.

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Exhibition de dance. Léa

Cliché réalisé dans le cadre de mon exposition " Montélimar aux 1001 visages "
Jour 13.

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Ventre mou Rempli de plomb Chercheur d'alibis Encrassé dans la fuite du langage Sabotage indigne Grand saut du confort sédatif Les viandes ricanent à l'agonie Coma de protéines Le délinquant décérébré En hypersomnie Mure les mots opaques La peau décollée Il s'égare dans la foule maniaque Essuyant les refus de la banquise Coma léger à 35 degrés Fahrenheit Le phoque brûle La charogne clouée aux paupières

Tableau hurlant La vie pénètre l'image Contre les vents de marée Dépendant des lunes visqueuses Les ombres ordinaires s'électrisent Nuage cellulaire contaminé L'espoir bleu métal D'une conquête exaspérante Emmuré dans le futur Le monde à découvert s'enivre Sur les trottoirs de Philadelphie Les silences buvards L'effet papillon d'un anonyme Sous les ventilateurs invisibles L'homme caramélisé Brûle dans une symphonie Nue et urbaine Le film se replie dans les cendres Les hôtels hébergent les anges Souvent sans le savoir


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Ventre mou
Rempli de plomb

Chercheur d'alibis
Encrassé dans la fuite du langage

Sabotage indigne
Grand saut du confort sédatif

Les viandes ricanent à l'agonie
Coma de protéines

Le délinquant décérébré
En hypersomnie
Mure les mots opaques
La peau décollée
Il s'égare dans la foule maniaque

Essuyant les refus de la banquise
Coma léger à 35 degrés Fahrenheit
Le phoque brûle
La charogne clouée aux paupières

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Tableau hurlant
La vie pénètre l'image

Contre les vents de marée
Dépendant des lunes visqueuses
Les ombres ordinaires s'électrisent

Nuage cellulaire contaminé
L'espoir bleu métal
D'une conquête exaspérante

Emmuré dans le futur
Le monde à découvert s'enivre

Sur les trottoirs de Philadelphie
Les silences buvards
L'effet papillon d'un anonyme
Sous les ventilateurs invisibles
L'homme caramélisé
Brûle dans une symphonie

Nue et urbaine

Le film se replie dans les cendres
Les hôtels hébergent les anges
Souvent sans le savoir





 
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