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Sculpture de Idan ZARESKI à coté de son oeuvre. Place de Provence. Montélimar
Ma nouvelle série de portraits de rue 2026, après " dans le cadre ou hors cadre" 2025, " à Montélimar on a la banane " 2024 et " portraits de rue" 2023.
Dans les semences carnivores
Fétides de leur langage inapproprié
Démunie devant le réel prémâché
Sous le poids des lanthanides faussaires
Les usuriers sont à la hauteur des compassions digérées
Face au glissement
Le vertige oublie la couleur de la chute
On s'immunise au feu des néodymes
La marée nourrie des étincelles
Le cap veille à la panique
Renonce à l'embrasement des intuitions
Soyons légers
Soyons fervents
De nos carences ébouriffées
Le voyage devient fébrile
Dans la proximité des gouffres
On trouve les branleurs inutiles
Quand les abus libèrent
Quand les excès apaisent
Les représailles d'un quotidien de plomb
Se mâchurer la gueule sans prérequis
Calmer la fêlure
Paradoxe de la survie
Qui s'abandonne au petit feu du suicide
Ne pardonne les écueils d'une injustice
Défier les entraves dans la lumière
A force de trainer dans l'obscurité des trottoirs
La lune à rongée nos carcasses
S'user les narines et sacrifier le temps
A coup de bassine à vomi
Dans les gosiers jamais rassasiés
Cupidité d'estomac boulimique
Les lendemains
Assommé des obsèques de l'ivresse
Englué dans les minutes d'un cerveau indisponible
Le chevet des chemins qui s'animent de ceux qui trinquent
Victimes des orages silencieux
Les averses abreuvent les corps qui penchent
Brader le McAdam sous l'autorité d'un désastre
Séquestré dans le déni
En sevrage d'un cosmique sous amphétamine
On navigue à vue
Dans le brouillard d'une intuition salie
Engloutie dans les sulfures
Au défi d'échapper à sa condition
On s'offre la vitalité d'une descendance galvaudée
Façonnée à la mesure de son ambition
Les cendres de l'incendie
On rejoint la fertilité des bâtisseurs
Contraints des alizés
On s'accommode des tourments bénins
On se contente de rejoindre la rive
Soigneux de l'équilibre
Vigilent des affinités entre ciel et terre
Sans jamais renoncer au courant des souffles
Le courant des souffles
C'est une proposition
Une profondeur
Dans l'épaisseur d'une folie maitrisée
Une esquive à la sombre ruelle
Un courant qui s'anime dans les frontières
A la marge des consensus
Une herbe folle et robuste
Symbole du défi des complaisances
Sur un partage dévalué
La pudeur d'un orage de neige
Fige le temps au silence
Masque innocent d'un moment suspendu
Le monochrome étouffe les cris
Apaise l'agitation des souffles
Confinés sous l'enclume
Le manteau se dépouille à la chaleur clémente
Sur la terre brûlée mise à nue
L'ombre demeure
A l'instar du shogun macabre
Le pharaon faisandé
Convoqué à l'invitation calibrée
A la hauteur de la dévastation
Remisé à la raison noire
Sous le bitume immonde
Inerte et insignifiant
Enseveli sous les plaines
Impatient du germe nouveau
A genoux on patiente à l'abri des uniformes
Pénétrer dans le vivant
C'est profiter de l'épaisseur de l'ennui
La sémantique où le quotidien jamais ne s'use
Les rêves se hâtent
A découvert
Dans les ruelles sans soleil
Les passions suffisent à échapper
A l'emprise déterminée
Combattant solitaire et autonome
Le lanthanide proclame la vision large
Névrose des espaces confinés
Ouvert aux possibles floraisons
Théorèmes burlesques : théorème de Brigitte
Guerre. Qui veut la guerre ? Localement Macron et sa gerce. Aiment les corps massacrés. Corps de pauvres !
Journalistes, publicité, mensonge, beauté de la guerre, grandeur de la nation.
Chaque soldat tué, blessé.
Enregistrement. Reproduction. Réplique.
Dans les corps coupables. Celui celle qui a décidé. Doit connaître la douleur de la guerre.
Gerce à Macron. Chouchou Brigitte. Casque sur cervelle vide.
Ukraine. Champ de mines. Traverser. Oui chef. Oh chéri.
Brigitte saute. Mille morceaux dans ciel bleu.
Manu explose ensuite. Amoureux quoi !
Mille morceaux poursuivent mille premiers morceaux.
Maintenant chouchou Brigitte connaît le réel.
Manu connaît le réel.
Trop tard.
