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La science met à la disposition des autorités des Etats, mais aussi des particuliers, des outils de surveillance qui dépassent en efficacité et en perversité ceux des œuvres de science-fiction les plus cauchemardesques. Pas un recoin de notre intimidé ne pourra demeurer inviolé.
Depuis le développement d'Internet, et plus encore depuis l'arrivée des smartphones, le mantra orwellien, « Big Brothers is watching you », est repris un peu partout. Cette paranoïa ambiante, parfois teinté d'un humour fataliste, en dit long sur le sentiment qu'ont nos contemporains de vivre en dictature, sous une surveillance permanente.
Dans le roman d'Orwell, l'outil technique utilisé s'appelle un « télécran », une caméra installée dans le salon des particuliers dont les images sont visionnées par les agents du Parti. Mais on comprend assez vite que les pires délateurs, les surveillants les plus pointillieux, sont les citoyens eux-mêmes, qui se scrutent les uns les autres.
Nous y sommes. La science investit les moindres recoins de la psyché humaine.
Voilà deux ans que j'attends de pouvoir repartir en Inde. Continuer le voyage que j'avais interrompu en mars 2020. J'avais été bloqué deux mois à Rishikesh à cause du Covid 19. Il était temps...
Je prends l'avion....
Méditation déculpabilisante : La consommation des serveurs informatiques émet autant de CO2 que le trafic aérien international.
Ça va, je ne suis pas le seul à émettre du CO2 !
Non mais allo quoi ! Pas vu Nabilla qui vit à Dubaï avec son mari Thomas Vergara.
L'entrée en Inde est très stricte au point de vue sanitaire suite à la pandémie du Covid 19. À Genève les compagnies d'aviation contrôlent si vous avez toutes les formalités. Justement...
J'ai dû fournir un test PCR, à faire 72 heures avant de partir ; il m'a coûté 145.- frs. Vous devez vous inscrire sur la plateforme « airsuvidha » pour prouver que vous êtes vacciné contre le Covid et fournir les preuves de la vaccination. La gentillesse de la chef hôtesse de Emirates Airways à l'aéroport de Genève m'a bien aidé en me fournissant son téléphone portable personnel pour remplir mes autos-déclarations sanitaires. Petit moment de stress...
Résultat, à l'aéroport de New Delhi, personne ne m'a rien demandé...
À la douane de New Delhi, j'ai quand même eu la surprise de me faire accorder un Visa d'entrée en Inde valable une année. Je n'en demandais pas autant...
Pour couronner le tout, le taxi qui m'emmenais à mon hôtel, a voulu me faire plaisir en me mettant de la musique « made in Swizerland » avec un titre évocateur qui m'a fait rire : « The last Bison ».