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La science met à la disposition des autorités des Etats, mais aussi des particuliers, des outils de surveillance qui dépassent en efficacité et en perversité ceux des œuvres de science-fiction les plus cauchemardesques. Pas un recoin de notre intimidé ne pourra demeurer inviolé.
Depuis le développement d'Internet, et plus encore depuis l'arrivée des smartphones, le mantra orwellien, « Big Brothers is watching you », est repris un peu partout. Cette paranoïa ambiante, parfois teinté d'un humour fataliste, en dit long sur le sentiment qu'ont nos contemporains de vivre en dictature, sous une surveillance permanente.
Dans le roman d'Orwell, l'outil technique utilisé s'appelle un « télécran », une caméra installée dans le salon des particuliers dont les images sont visionnées par les agents du Parti. Mais on comprend assez vite que les pires délateurs, les surveillants les plus pointillieux, sont les citoyens eux-mêmes, qui se scrutent les uns les autres.
Nous y sommes. La science investit les moindres recoins de la psyché humaine.
Voilà deux ans que j'attends de pouvoir repartir en Inde. Continuer le voyage que j'avais interrompu en mars 2020. J'avais été bloqué deux mois à Rishikesh à cause du Covid 19. Il était temps...
Je prends l'avion....
Méditation déculpabilisante : La consommation des serveurs informatiques émet autant de CO2 que le trafic aérien international.
Ça va, je ne suis pas le seul à émettre du CO2 !
Avec un panneau des images des Ephémères censurées et enlevées en juin: un double rideau noir cache les images aux âmes politiquement sensibles et prudes, les macroniens jugeant obscène toute expression se distançant de leur liturgie messianique.