216.73.217.127--0.0.0.216GE
Les villes incendiées
Crient le son des lichens
Dans des artères lumières
Les paysages écorchés
D'écorce sans relief
La peau s'écaille sous les troncs décharnés
Le souffle des vents brûlants
Les mémoires usées des sables
Silence d'un sous-terrain ramifié
Noir
Calciné
Vivant
Dans les impasses de cendre
Le lichen prolifère
Fusion des mousses
Dispersé dans la biologie des ruines
Exalté de folie passagère
Éclosion des bulbes
Chaos carcasse
Partition du réel
Qui sonne
Grince
Sature
Donne sens à l'agitation
Qui disperse et résonne
La colonie
Conserve le mystère
Répand les cendres recyclées
Surabondances
Ils agrandissent les fenêtres pour diluer le paysage
Dans la moelle sauvage
Ils lestent le galop des âmes poreuses
Collision des chairs
A la lumière de l'écho
La journée se dilue
Le vent glisse sur les corps téméraires
Un incendie sonore
Un cri
Un murmure
Une vision
Tu propages le destin d'une nuit folle
Cauchemar
Les peaux nues
Abimées des mots
Des mots falaise
Témoins du monde
Carcasse volante sous un tapis de ciel
Dévore
Les ombres fatiguées du confort spartiate
Géants de pierre / Visages immortels
Sur le toit du monde
Un monstre flamboyant niché dans le sillon
Froid.
Le vernis crasseux glisse
Sur la monture d'acier
Emporté sur les hauts plateaux
Spectateur du carnage
Des corps éphémères.
Sous un tapis de ciel
Froid
Géants de pierre
Visages immortels
Branchés sur monture d'acier
Carcasse volante / confort spartiate
Sur le toit du monde
Le monstre flamboyant dévore le vernis crasseux
Injecté dans le sillon
Niché hauts
Haut sur les plateaux
Spectateur synchrone du carnage
Les ombres fatiguées
Glissent
Sur les corps éphémères
Les reptiles se suicident
A l'écart du savoir
Une brute déraille dans l'obscurité
Tu ramasses les miettes de l'enfer
Tu creuses les entrailles maigres
Pour éviter la noyade
Sur le bord de la route
Tu découpes l'espace
Tu t'agites
Tu déchires le ciel
Tombe dans la trace
Mémoire qui s'effrite
Les sardines s'électrisent
Contemplatives de la vallée
Des moutons hystériques
Pluie d'herbe sur le quartier
Dernier rempart aux rodeurs
Soleil sur béton
Bitume liquéfié
Silences rendus
Aux illusions creuses
Des chiens aboient
Contre les heures qui passent
Les yeux rongés d'insomnies
Des secrets acides sous les paupières
Les punitions rebelles /
Menaces anonymes
Saccagent l'ordinaire
Enivré de son
Sourd du monde
Connectés au courant des lunes
Les jours s'écroulent
Dans l'isolement
D'une pulsation tribale
Paupières de verre
Épargné du vacarme
Au-dessus des corps
Les danseurs rêvent
Sur la canopée
Piétinent les destins poussières
Débranchés du monde
Exaltés du vibrant
Errant dans le sommeil
Torsion de l'insomnie
Avarie sur le réel
La brise souffle
Sur le fil de la couleur
Les ombres découpent
Les ruines des mots fumants
Vivre d'une poignée de sable
Dans un costard de l'espace
Le corps s'évanoui
Pendule rouillé
La pluie ne tombe plus
Tu creuse la poussière
Une tache dans la tempête
Déchire le ciel
Tombe dans l'eau tiède
Pour s'égarer
Dans un langage
Errant
Brut
Noir, terre, feu,
Sang
Je l'ai croisé dans ce mirage brûlant
Une fournaise assiégée
Terre fracturée
Morsure du ciel qui paralyse
Peuple du sable
Filant sur un désert desséché
Le sang des ténèbres
Mémoire fossile
Les torchères de l'Iran
Un vent de Perse noircit l'horizon
Ciel brun
Veillée funèbre
Les enfants du désert
Grognent au milieu de nulle part
Éparpillé dans le sable
Au défi d'un champ de mine
Le voyageur
Libéré des obstacles
Pénètre dans l'absurde
Le sol ardent
A cramé les charognes
Les rails de lumières
Ont trahi la limite
Les corps calcinés
Ont arrêté de danser
Les couleurs renversent le monde
Traversent la frontière sensible
Les bords de mer
Échappent à l'érosion
Les c?urs pétrifiés
Les âmes calcinées
Incurable voyageur
Immobile
Il attend que les rosées passent
Dans l'illusion d'une aurore sabotée
L'impasse
Qui rouille les songes
Dans la peau d'un éclair métallisé
Défoncé dans le désert millénaire
Le samouraï délinquant
Chevauche le nouveau monde
Invisible secousse qui affame
Piégé de la brume qui isole
Les effluves narcotiques
Coagulées
Dans le caillot des rues
Les silhouettes se déplient
Incurable répit
Des matins qui s'égarent
Emmitouflé dans le poème voyageur
L'équipage
En fuite
Sans escale
Sans retour
A la rencontre du visage perdu
Fréquence qui rayonne
Radiation profonde
Insuffle le fluide qui connecte
Sonar d'une ossature silencieuse
D'un colosse essoufflé
Devenu automate
L'homme
Menace son espèce
L'évitement du temps de plomb
Rouille à l'abord des gouffres
Échec d'une alchimie nerveuse
Le temps s'égare
Dans le feuillage qui s'ennuie
Verrou d'un mutisme immobile
Lâcher-prise dans les légèretés des mousses
Mise à nu pour réanimation
La vie prend racine
Les instincts implosent
Aux passages griffonnés
Les os protègent la poussière
Noyau dur de calcite
Les âmes à l'identité chair
Erode le vivant
Réduisant
Sans témoin
Sans consentement
Les animaux humains
Parti en fumée dans le sable
Sentinelle avisée
Effrayé d'un silence ordinaire
Hypnose d'un parcours imprévu
Dans les myopies organiques
Le relief se retire
Les porteurs de peaux
S'électrisent au narcotique
Combustible qui incline
Moiteur sur ordonnance
Exquise
Pour supporter l'air vicié
La rue fertile injecte son fluide à la source
Au détour de l'impact
L'improductif perd la trace
Les masques tombent
L'agitation dans la poitrine
Recycle les cendres au creux des yeux
L'encre des nuisances
Celle qui rend coupable
Au c?ur de la faille humide
Qui vacille
Déplace
Défait
En effritant le monde
Miroir sur un homme qui attend
Arrivé par effraction sur une route qui s'effrite
Au sommet des forêts
Récit sans témoin
Charisme d'une insuffisance
Qui souffre le monde
J'erre en pilotage automatique
Régulation anonyme
Les corps lourds des vents rouges
Pièce de rechange pour humain dépouillé
Le temps d'un souffle insignifiant
Je me fragmente
Jusqu'à poussière
Je féconde le profond
De mes cris intérieurs
Insaisissable densité d'un ciel brun
Je reprends les commandes d'un espace hors sol
Considérant à nouveau la dangerosité de vivre
Grâce au frottement des marées
L'homme penche
Le corps en surcharge
Les os tassés
Des contrariétés trop affutées
Inaptes au présent du monde
Ils bifurquent
Hors des axes
Dans les marges
Dans les plis
Dans les creux
Dissidents du réel
A contre-courant de la foule
Usés des sons de la ville
Sourds des signaux célestes
Phares silencieux
Topographes sensibles
Ils captent le bas bruit
Les affreux fissurent le réel
La terre grince sous leurs pieds nus
Cognent dans l'humus vivant
Ils rodent avec le vent
Le banquet des paranos
Dans les murs
Atomiser par les corps blancs
Une sorte de rage / colère / errance
Déviance d'un ordinaire
Avalé par le fracas des chariots de fer
Descente sur le quai
J'ai senti le vent du métal
A la marge crasse
Pardonné de la bonne étoile
Le choc
Sonné des mots
La bouche sèche / gorge creuse
La malice du groupe
Au centre de contrôle tristesse niveau 2
Mon c?ur antarctique
La braise éternelle consume le dedans
Mon corps brûle
J'attends la soif / le bruit / le vent
J'attends le souffle
Le fantôme affaibli ne se raconte plus
La boîte noire contient le récit des crashs
Le tunnel en sueur
Sous les pieds nus / écran noir
Mes tempes hurlent
Les jours noirs essorent la douleur
Sous les néons blafards
Le sol s'est vidé
Le banquet des paranos
Trahi la légende
Quand tout finit derrière la porte
Enfermé dehors
Immergé dans le brouillard de ville
Silence toxique
Plongée profonde
Sous la surface du monde
De blanc vêtu comme un missionnaire abîmé
Englouti dans sa folie
Blanche neige exilée dans l'enfer de la rue
Il transpire
Il brûle
Il respire
Au ras du sol
Tu contemples le monde
Invisible tu fuis l'ennui les poches vides
Des heures d'errance
Pour un locataire du vide
Sourd du vacarme de la foule
Blessé du bruit humain
A l'affût du démarrage
Le corps désertique
Usé
Marginal
Patient de la rumeur du monde
Les poches pleines de poussière
Épargné de la morsure du monde
Son corps est une antenne
Traversé du cosmos
Survivant qui dérive
seUL au miLieu du déSerT
C'est un voyage au souffle court
Dans le monde fendu
où les cendres ne refroidissent pas
Un pèlerinage sans escale
Récit de l'itinérance d'un vagabond
Chercheur à la sueur d'un battement
Sanctuaire à ciel ouvert
Offrande aux illuminés mystiques
Ces découvreurs d'itinéraires dissimulés
Interceptant les signaux cosmiques
Le sable froid sous les ongles
La peau brûlée du silence
Seul au milieu du désert
Assoiffé
Desséché par l'ignorance
Les veines remplies de lumière
L'oracle des entrailles du monde
Le c?ur battant la poussière
Hurle son innocence
Le voyageur fantôme
n'est pas un fragment d'univers
Il est l'univers
Ses os vibrent sous les étoiles
Ma poussière devient désert
Guérisseur des steppes avortées
Le festin nu peut commencer
Insomnie sédative
En orbite dans le vide nuit
Perdu dans le nulle part
Ils sont déposés dans une chair inconnue
Par accident ou au mieux incident
Les êtres s'agitent
Colonie nerveuse // Lumière d'artifice
Le monde clignote - consomme
Temps modernes et poumons vivant
Décharge saturée et frénésie
Un souffle lent traverse la vitre
La bête ramollie sous flux continu
Abandonnant leurs illusions recyclables
Instinct animal refoulé
La chaleur diffuse sous la peau
Arrêt sur image
Pause
Silence tiède
Sous couches de bitume
Sous BIOS humanoïde
Sous-programme de réjouissance
Sous la poussière calme
Reboote l'interne
Reformate les rêves
Efface les traces organiques dans la lumière pâle
Et pourtant
Quelque part dans la machine molle
Un battement sauvage persiste
Bienvenu dans la porcherie
Le vacarme de l'eau
Le silence calcaire
Enfantent les monstres
Indomptables
Ils entament la mue
Recomposent le réseau
Moisissure chaude
Fractionne
Fragmente
Efface
Les frontières de l'ordre paix
Triompher des rêves sacrés
Ravagé d'un dérapage
Peau à peau
Nerf à nerf
Digne de la conquête narcotique
Le poison du pavé
Corrode les identités
Bascule dans une refonte de surface
Sous l'asphalte vivant
Quelque chose remue encore
L'émotion du monde
Lumière du chaos blanc
Vacarme filtré dans le sang
Les veines système
Organique
OBEIR derrière la lumière
Réalité d'hypnose satellite
Les yeux matrice dénoncent la carcasse
Chaos vivant
Au-dessus du sommeil collectif
Signal perdu dans la ville compressée
Consumé dans les rétines brûlées
Les costumes humains
Viande programmée
Pendant que les antennes respirent
Dans le béton des tours
Les écrans mâchent les cerveaux
Arracher le masque aux électrochocs
Publicité narcotique
Nerveux sous les paupières
Les décibels ondulent
Quelqu'un danse contre le silence
Le corps décroche
Au rythme des machines
Refuse la cadence
Un éclat résiste
Au fragment du vacarme
Le chaos respire encore
La transe est propre
Réalité découpée sous la chair
Visages clignotent décryptés
Contact sur les rêves
Transmission coupée
Ordre des forces
Hôtel sécuritaire
Pour les corps libres
Fatigués
Fabrique de clone
Docile docile même
Visage sans néon
Sentence pour les danseurs
Danger mutilé
Réprimé dans la gorge
LBD
Quand le corps est occupé
La zone fragile sous surveillance
Le langage se brise seul
Les regards ivres
De lumière blanche et de mutisme
Des chambres verrouillées
Dans l'ombre de son maître
Les cellules innocentes
Apprennent à respirer doucement
Le corps libre encore
Dévie dans le couloir
Un danseur
Hors cadre
Et soudain
Le système tremble
Carcasse qui déraille
En marche
ou en sommeil
Fracas conscience troué
Murmures / fracas inversés
Choisir l'hypnose tranquille
Ne pas choisir
Voie médiane
Vivant ? cassé
Équilibre
Milieu dissout
Aliénation d'un refus
Se dévoyer
Débauche mesure mesure débauche
Liberté ?
Mot vidé dilué
Sniffé
Murmure sédatif
Répété
Pas voir sans ciel
Pas dire sans air
Pas être sans terre
Sous perfusion docile
Peuple immobile
Vivant casse cassé (cassé)
Reste dans le monde reste
Défiance assoupie
Foule au ralenti
Solitude organisée
S'alléger quelques grammes
Carcasse
Peuple
Encore mouvant
Presque éveillé
Échapper
Fuir ? fuir le temps
Acier est la jungle du monde
Les escales ? éphémère ?
Clôture annoncée d'aucun départ
Les automates déambulent dans une ? plausible ? exacte confusion
Partition cachée des visages qui se croisent ? perdent ? dans le mutisme
Écran de verre ? écran ?
Marabouté par la lumière froide
Reflet sans corps
Rencontre impossible // impossible
Barbarie silencieuse activée
Cloisonné dans le cuivre des tombeaux cuivre
Équipage en fuite interne
La jungle et l'acier dans la tête
Les automates regardent les automates
Escale finale :
Personne
Destin lumineux // erreur
Lumineux lumineux ? aveugle
Reboot system
Garantie des corps
Acheté en promotion
La collecte arrogante
Inspiré des mises à jour sponsorisé
Le signal s'épuise
Le corps ouvre ses ports
Digestion de l'archive molle
A la fin le sujet sera dissout
Le shoot est propre
La rue injecte ses ordres
Les langues parlent sous contrôle
La version est instable
Aucune sortie
Le corps négocie
Il perd
Mots injectés par la fréquence absurde des seringues langage
La ville se replie dans la viande noire
Les agents du contrôles nassent les voix de l'étrangers dans les bouches asséchées
Le système est actif
Et les silences récompensent les besoins d'obéir
Les fragments se contaminent
S'oublient jusqu'à disparaître dans le contrôle
Écran liquide
Nourris les corps contrôlés
Des zones d'occupations
Corbeaux // unités noires
Rêve sous perfusion d'un carburant mental
Dosage vitale calibré
Fragments publicitaires à mémoire contaminée
Le langage manipule
Par système invisible
Le corps infecté de dépendance absurde et oppressive
Déconstruire le chaos
Fragmenter la prose instable
Les ensembles manifestent de dévotion
Limitent l'abjecte
Diluent le sordide
Dans le festin des a priori
La fresque hypnose des écrans liquide
Messages injectent les murmures sous la peau
Fragment de la mémoire codée
Piratage organique du réel
Surabondance d'agitation
Fin de série
Comment penser
Quand on me confisque ma voix
Hybridation du réel
Distorsion du langage
Distraction permanente
L'infrastructure de l'humain
Brimé de l'oligarchie
Pensées rebelles qui brisent l'écran
Renvoyé à sa lâcheté de se penser soi-même
Interrogé de son autorité
Et déconstruire les récits
Intégrer la fiction du mérite
Modérateur de posture
Artéfact paranoïaque
Enfermé dans l'illusion d'intensifier l'existence
Prisonnier de toxique
Dans les fragments des idoles
J'éparpille
J'imprègne les décibels
Sermonné par l'oiseau de proie
L'étrangers qui vit en moi
Ressort légitime
