216.73.216.140--0.0.0.216GE
Séquence rupture
Champs de terre rincés
Ruinés de ces origines dans les espaces théorique
Corps connectés dans les illusions numériques
Dissout dans le cyber
Brouillage de corps
Troupeau poussière
Dans le monde inversé
Les haillons sillonnent la campagne
Les silhouettes en carton se donnent allure
Tombées de la fureur des printemps
Pointées par l'herbe aux accoutumances
Les flottaisons marquées
Désorienté
Comme si le monde valait
Ce que nous nous étions imaginés
Je déraisonne
Mon corps apesanteur
Champs de mots
Sons de souffle
Les traces sans substance
Évoquer sans trahir
Abstraction du réel blessé
Biaisé par l'arrogance d'un décalage
Du moment qu'on s'arrache au monde des apparences
La poésie suinte de la rue
Le pavé sait les maux
La volonté du vrai dans la chair du peuple
La foi du néant qui rassure
L'âme fatigué s'en contente
L'intrépide lui
Collecte l'extravagance
Dans la poésie de l'aventure
L'élan de la fuite témoignant l'insouciance
Étouffé d'un soupir
Le corps se lèv
Colmater les fissures
Dans la singularité des corps
Animé de la fréquence
La trace oublie l'absurde
La substance des combats
Dorés de victoire
Les pierres s'usent
Lassitude médiocre
L'homme s'abaisse
Destin fatal
Sentinelle nihiliste
Enfermé dans l'ironie
Les issues camouflées
L'empire cautionnent les embruns
Comble le vide en cloisonnant la brèche
Le corps fini
Exsangue des compromissions sourdes
Étouffé d'un sourire
J'insinue le souffle
Sympathisant
Privé de l'air
Asphyxié et éblouie
J'ai ralenti la lumière
Fondu comme un cheval sans tête
Piétiné dans les identités diluées
Ruinant les chagrins
Sur les bancs lumineux
Les hommes se déplacent
Pilotage automatique
Fiction réelle
Prisonnier dans l'enfer d'un jour
Il reste les cendres
La paresse
Même moins que ça
Une évaporation qui ne laisse plus rien
Préserver l'invisible
L'impalpable qui retient
Le préambule qui s'éternise
Veiller à ne pas s'étioler
Emporté dans les diversions légères
La tentation menace les ambitions
Abandonnées par convenance
Dans les sillons d'une jouissance oubliée
Garantes de voyages infinis
Mises au rebus pour renoncement
Elles nourrissent les présages de la honte
Augurent la tempête d'un déshonneur
Les ombres dissipées
Désorienté
Mon remplis l'estomac
Morcelant les atteintes croisées
L'existence improvisée
A la conquête de ses limites
Aseptisé dans l'obéissance confortable
Douceur d'un rêve
Écarlates attentes poétiques
Présumées absurde
Je fais la trace
Lourd sommeil
Jamais sans perte
L'histoire dans les corps
Visages noyés
Dans les enfers climatisés
Vrille sur les posologies
Désinhibé des médications clandestines
Le génie de l'innocence ludique
Rassurer de ses illusions
La présence s'évapore
Contraint d'une oppressante hypnose
Désenchanté
Lucide dans l'absurde
Je refuse le désespoir
En ruisselant dans la révolte
La vie pleine
Se morcelle sans céder
Dans les plis
Trésor d'humain
Pour dépasser la terre insoumise
Les corps
Dévoués
Éclairés de la vision qui lézarde et fissure
Prisonnier dans le béton
Subordonnés aux secrets de l'âme
L'esprit éclairé
Dans la volonté de sceller
Errant
Délite la pierre de l'oppression
Évoquant l'éveil léthargique
Ayons l'audace de ne plus affleurer la vie
De désirer fort
A s'en faire bouillir le sang
Soyons lucide et fou
Tout s'arrête
Suspendue
Seconde de vie totale
Où le présent se fige
S'émancipe de l'ombre
Pour échapper à la matière
La guerre invisible enfante l'idée
Je ne défends rien dans la solitude honnête
J'impact avec accoutumance
L'esprit d'un art créatif qui viendrait
Pour ne pas figer les corps
L'astre marécage
Nuance le voyage périlleux
Soigneusement préparé
A la brumeuse évidence
La rose au bourgeon dorée
Dans l'écrin des tentations faciles
Arbore sa noblesse au sang de terre
La semence féconde la passion des sels
Condamne les espaces futiles
Elle émancipe dans la solitude
Honnête
Non figé
J'enfante l'idée flottaison
Armé des lunes
Évapore
Il ne reste que les miettes
Les voiles dissipés
Le réel décodé
Raniment les cris de la vie opprimée
Ébruiter les ferments des trajectoires créatrices
Irradier les lunes ascendantes
Se contenter de survie
Leurré des hypnoses inconscientes
Les corps oublient leurs désirs
Étouffent les illusions préméditées
Et
S'enfonce
Dans
Les marécages de la léthargie
L'espérance
Usée par les graphites
Esquive les trajectoires incitées
Séduit des résurgences dissimulées
Usé des fatigues inutiles
Je décloisonne
Embarque sur les trottoirs d'une cité hasardeuse
Fabrique de glorifiés
Sans consentement
Au service de l'évaluation subordonnée
Poussé vers l'irrationnel
La désobéissance s'impose
Affranchi
Tutelle
Dévotion
Cerveau disponible
Dépossédé des humeurs distinguées
Dans le mépris des silences
L'arrogance des impasses résonnent
Peut-on échapper aux vertus du mérite
S'extraire de la discipline
Seul miracle dont l'usage
S'abandonne dans le carmin des frontières
Né dans le chaos
L'intuition juste
Offre l'envol
Enivré
Des progressions envahissantes
Les fanfarons des sobriétés
Déclinent les rêveries
La symphonie de l'existence échappe à l'idéal
Enseveli dans les consolations
Le voile du sommeil se lève
Pour laisser entrevoir la béatitude
Idéologie volatile
Sur la chaussée de la déroute
Digne de sa mobilité
Libre de ses frontières
Le misérable oisif s'immerge dans la nuée
Vers le monde
On s'enroule autour de l'eau
Les regards fixes
La myopie des vies sans ténèbres
Trop dense pour se compromettre
Trop solide pour se couvrir d'oubli
Les mémoires sont robustes
Palimpseste indélébile
Où chaque surimpression fige les instants empilés
L'effacement n'est que l'illusion de surface
Le temps dissimule
Ensevelie le souvenir
Révélé par le rêve ou l'artifice impie
Souvenir éternel
C'est en ne rien cherchant
Que je n'ai rien trouvé
Il suffit de peu
De presque rien
Pour que ça puisse compter
Mais il faut quand même quelque chose
De signifiant
Substantiel
Au moins dans l'idée
Pour juste échapper à la vacuité
Sans incendie
Dissonance d'un flou
Paradis d'espaces superflus
La source des adhérences
Contemple la multitude ordinaire
Le germe de la rêverie
Dissipant les ténèbres
En proposant les invisibles reliefs
L'?il androgyne
Universel
Né du chaos fanatique
Berceau de l'?uvre original
Phamakon de la vision large
Déçu de la tyrannie des prudents
Des souvenirs contrefaits
Connecté à l'esprit de la ruche
Dans l'ivresse factice de la foule
Tentant d'échapper à la caverne
Au détour d'un voyage avarié
L'anonyme
Libéré des griffes de l'agitation
Sa lucidité retrouvée
L'esprit restauré
Blanchi de la brume stupéfiante
Se méfie de l'agonie qui émousse
Allégé des faux semblant
Il s'abandonne à la vertu de sa noble intention
Les attachantes splendeurs narcotiques
Dépouillent l'étrangeté de l'absurde voyage
Enivré des délices de contemplation
Contenté des paradis d'occasions
Je me sens comme passager clandestin
Dupé de la magie du poison
Les tempêtes s'amoncellent
Je patiente dans l'attente
Vigilent de la terreur vengeresse
A l'inverse de l'homme prudent
J'exalte dans la débauche
Stupéfié des plaisirs chroniques
Qui s'imposent à la lucidité consolante
Je renonce à faire semblant
Fuis quelques heures mon habitacle fidèle
M'extirpe pour échapper aux voluptés mal acquises
Les passions du sommeil révélant l'aventure des origines
Je m'enferme dans les délices de la paresse
M'évapore dans les substances perfides
Les attachantes splendeurs narcotiques
Dépouillent l'étrangeté de l'absurde voyage
Enivré des délices de la contemplation
Contenté des paradis d'occasions
Passager clandestin dupé de la magie du poison
J'exulte
Mangeur de rêve
Qui respecte l'invisible
Séduit les artifices
Les oublis passagers
Ouvrent sur les vertus du silence
Apprendre à se taire
Pour vivre le présent
S'émousser le regard
Pour épargner les lumières
Fige le temps
Secousse sans ravage
La caresse des mangeurs d'opium
Décime les tracas
Dissipe la pesanteur
Désarme les angoisses d'un quotidien entrelacé
Riposte de silhouettes déglinguées
Sous le ciel rouge qui convoite l'invisible
Les ors bleus sont purgés
En la faveur du monde lointain
Qui aspire les horizons distrayants
Au prétexte d'un privilège
Le martyr évince les tempêtes de sable bouillis
Dans le murmure d'un sommeil prolongé
On rejette les humeurs maussades
Au défit des murailles attendris
Les mousses dorées ont souillé les frontières
Chassés les vents
Pour retrouver la clarté du désert
Le roi est un pion
Les mésusages des quotidiens abîmés
Irisent les atmosphères contrariés
Quand la sève engage les aurores profanées
Le courage militant
Présente les ouvrages choisis
Déçus des convoitises
Les vérités s'arrangent
Dans la lueur des sables verdoyants
Englués dans les vanités
Les orties répandent la finesse de l'usage
Distingué
Dans la rhétorique du flou
On s'engage à reculons
Dans l'hystérie de la ruse diplomatique
La déraison de l'homme qui s'abandonne à lui-même
Oubliant les impératifs de diversion
Je reste enfermé dans mes cellules
Turbulence dans le hors champs
Dépouillé des artifices modernes
Les ronces ont changé l'heure
Les angoisses
Rançon de la liberté
Menacent l'intégrité dans les vols nocturne
Pour éviter d'avoir à le faire
Ils ont détourné le regard
Les usages décompensés
Dans les privilèges complices
Les diversions des vacuités en cours
Sans importance notoire
Les canulars fantômes sont futiles
Ils renoncent à nouveau
