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09/07/2026
Culture vitale d'une incarnation
Persistance brutale
Disponible à la porosité d'un nuage
Dans l'arène d'un embryon numérique
La zone est dangereuse
L'espace turbulent fascine
Squad évanescent
Piège collectif
Leurre qui s'engage
Le corps fragmenté
Nébuleux et discontinu
Créateur de substances instables
Dopé à la source insondable
L'embryon se répand
Prospère en silence
Échappe à l'enclos tiède
Le corps prothèse
Originelle et illusoire
Rien n'est sacré
Rien n'est sérieux
10/07/2026
Des urinoirs saturés
Déverse l'excédent de touristes
Dans les missions tapageuses
Les échoppes récupèrent quelques miettes
Sur les traces tièdes
Du décérébré obnubilé
Des artefacts lumineux
Made in china
Aguichent le blanc
Dépenaillé
11/07/2026
Circuits autonomes
Prestige de l'auto génération
Soyons vandales nihiliste
Taillons les brèches dans l'enveloppe
Conspirons avec l'anomalie
Rupture du flux
Torsion et cassure
Catharsis de la désintégration
Nébuleuse des artefacts du bruit
Se couvrir d'un voile obscur
Pour des imaginaires
De futurs dignes
Impitoyable cyborg
Mercenaire de l'humeur visqueuse
Virus du désordre
Corromps le discours
12/07/2026
(Transition du recueil)
Le corps mutant
Sous les vents atomiques
Catapulté dans le futur
La contagion brûlante
D'un pur artifice
Défoncé à la terreur
Les masses crasseuses
S'offrent le millénaire
Les vandales pullulent
Collision de parasites électriques
Le système est nerveux
Les neurones flottent dans l'éther
L'avatar transcendé
Ensevelie dans la glaise
Inconnu du voisinage
Libres penseurs
Fragments d'imaginaire
Autonomie d'une zone à défendre
Le corps volatile d'une progéniture
Numérique
Enfermée dans les abysses
Océan de 0 et de 1
Les regards dissipés
Hypnotisés de l'éclipse
Informationnelle
Confiscation des septiques
Le bit quantique
Active la gravité suspendue
Le récit des arrachés
Témoignage de débris de mots
Recueil de ramifications
Aux dentelles végétales
L'écho des embruns marécage
Défiant le peuple sans carapace
Les cerveaux contrôlés
Renoncent au délitement des roches
Molles
Le métal dégèle
la nappe transparente
Attaqué du virus contrôle
Les corps s'adaptent
Inerte aux impacts
Station de calibrage
Temps de mollusque
Les mots tombent
Débris de poussière magnétiques
L'épiderme s'oxyde au contact
Gravitation zéro sur les langages
Invariablement
Le combustible incandescent
Attaqué des singes irrités
Le voyage factice de la planète irradiée
Enfermé dans les chambres climatisées
La solitude est un produit
Une dualité de galaxies opposées
À l'ombre d'une source froide
Dans la fumée des émeutiers
À l'écart des orages noirs
Menaçant les idoles
Les mots s'effritent
Avec David Ken photographe de rue. Un trublion en vue ...
11ème Biennale d'aquarelle de Rochemaure
installation de mon exposition photo imminente
De plus en plus violemment au cours des dernières années, je ne peux plus poursuivre ce que j'ai exécuté automatiquement depuis toujours, participer à la vie sociale, fabriquer des images, fermer les yeux sur le mensonge. Il reste pourtant quelque chose: écouter mon corps, écouter ma bêtise, m'insulter joyeusement devant le miroir, avouer mes impuissances et mes perversions. Et tout ça avec une tendre affection pour mon incapacité à tricher.
Il m'arrive souvent d'avoir à disposition des images, mais ma colère m'interdit de les utiliser, et je n'irai pas remplir des trous dans le temps comme les Daltons cassaient des cailloux. Je doute que beaucoup de mes amis UPJ liront ce feuilleton en hommage à la Folie du Voyage, pourtant j'ai tenté comme un furieux d'y rendre visible le dérapage, la blessure, la joie et la survie.
Mais oui tu sais, les petites silhouettes. Les corps à poil. Multitudes accumulées sur des toiles peintes par Jérôme Bosch, dans des paysages vus de haut... Vus par les dieux ? Pas sûr. Mâles aux sexes rabougris, piqués au cul par les fourches des diablotins, petites mamelles des femelles, comme des poires de caoutchouc fatiguées et punies. Enfers ? Purgatoires ? Toujours surveiller, toujours terroriser, toujours punir...
Pourquoi les corps ont-ils si peur de l'enfer, de la douleur, de la mort ? Je ne comprends pas.
"Peut-être que nos pères avaient tort de s'accrocher et de se taire, il n'est jamais bon de se taire..." (uneparjour 06.05.2026)
Et le garçon est nu. Assis sur le plancher, les genoux attrapés entre les bras. Il a la tête au ciel, le regard vide, la nuque raide. ..
Quand tu n'as rien à dire ferme ta gueule.
La vie de 'Lil' Bobby Hutton lui a été arrachée ce 6e jour d'avril 1968 par les pigs de la police d'Auckland. Il avait 17 ans. Il ne se taisait pas.
Le garçon nu avoue parfois qu'il se sent animiste. Comme les sauvage, nègres ou de diverses couleurs. Il ne connaît rien aux religions, il dit ça au sens littéral simplement. Depuis quelques temps, justement, il ne trouve plus son âme, c'est le comble. Il ne la sens plus il n'arrive plus à la tâter, il y a autour de lui tant de bruit, du bruit sans rythme et sans sonorité, une cacophonie infinie de mensonge !
Une chose ou une âme en action, ça s'incarne dans le monde par une insistante succession d'instants, de jours, de trous, de lueurs partielles et de nuits. Quelques paroles, manger, pisser parfois rigoler.
Il y a des mois que ça dure. Quelques années. La cacophonie est si constante que l'âme s'efface. L'âme c'est ce qui trace la route, ce qui te fait choisir d'aller à gauche à droite de s'arrêter ou de mourir. De choisir de dire 'il est dimanche et il pleut' ou bien de prononcer 'aujourd'hui je vais tuer quelqu'un'.
Sans la présence de l'âme, comment pourrais-tu dessiner une image ? Et comment raconter une histoire ? Comment lever les bras ou tirer la jambe en avant ? Comment te plonger dans un rituel ?
Le garçon nu assis avec la nuque raide reçoit une image. C'est un cadeau. Reçu d'une femme qu'il aime bien, quand ils sont ensemble ils rient souvent. Sur l'image on voit une montagne, elle est belle, on voit aussi la femme avec un appareil dans la main. Mais tout n'est qu'illusion. Une vitre invisible introduit la cacophonie.
