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Affamé dans la galaxie
Douceur d'un germe aphrodisiaque
Le voyage d'une nébuleuse salée
Dans la station couverte d'orage
Les lunes gèlent
Au milieu des épaves stationnaire
Les oiseaux gris désertent la planète
Tumulte galactique
Les corps immenses
Comme des missiles de lettres rouges
S'enlisent dans la ruine laissée à l'éternité
Remorquer les vagues de vide
Les insectes brûlent les épidermes innocents
Les chiens chauves grincent des dents
Dans des bunkers paralysés
Les bâtards de l'espace
Ivres dans les dortoirs aux milles trajets
Comme des conducteurs de bus
Endimanchés
Écœurés de l'émeute
Dévorés par l'espace
La matière visqueuse dérive
Les corps lavés dans les couveuses
A 6h du matin
Tout ce petit monde s'est vautré dans le lac noir
Remplis de sanglots bleus et de vendeurs de haine
Les protagonistes décolorés
Alcaloïde indésirable
Vampire poète appartenant à la cuisine prohibée
Les yeux fertiles retombent dans les ornières pourries
Ils ont filmé l'agonie cellulaire
Que reste t'il après
21 gr de moins
L'odeur des vidanges de placenta
Imperméable aux bulles morphines
Hyper insomnie
Saisie de pilules
Des barbituriques
Ce con s'est chargé comme un cochon
Ruiné sur le trottoir
La meute bruite dans le silence des élixirs
Le soleil s'éteint `
L'empereur immortel du carnaval flamboyant
Ivre dans ses souliers de métal
Le vide s'apprécie dans l'épaisseur des marées
Le silence reluque les paupières qui collent
Turbulences sur la zone vide
Le fantôme couve l'inexorable bourrasque
L'impermanence
La posture fossile
Les veines où coulent le sang de l'enfer
Du sang qui crie la dope
Corps nus
Nuages électriques aux étoiles de cendre
Les ronces s'agitent dans le sulfure
Accrochés à l'écume des écrans
Dictateur de postures cramés
Pour échapper à l'enfermement
Les illusions sans convergences
Dans les îlots d'électrolyse humaine
L'armement poétique
Irradie le complexe
Effervescence d'un quotidien brouillé
Refuge des migrateurs curieux
Imprégnés de l'illusoire posture
Enfermé dans son écume tremblante
Les oiseaux éclaircissent le ciel
Les parasites gloutonnent le désert
Refuge des intempéries
Derrière la perception dépouillée
L'ironie du banquet des immondices
Le corps avance dans l'innocence d'un fœtus
Sous la poussière des hivers délavés
L'orchestre guerrier
Adresse un message sans larme
Filtré par les ombres
Les corps dépouillent la caverne aux parasites
Piétinent l'aveugle invisible
Au mépris du geste oxydé
L'anonyme écarlate partage à l'unisson
L'ivresse d'une génération entière
Polychromie monotone
Sous les paupières quadrillées
Piétiner la source d'un répit
Éviter les flashs
Pression des mots
Dans les ilots ramollis
Les défauts du langage
Amorcent la réplique d'une mise en scène
Les imprudents ont vu les jours vides
Piétinés les lichens
Dans le fracas imprévu
Avalé le ciel
Rattrapé le vent
Les crépuscules ont achevé le mouvement
Immobile
La sève ne ment jamais
Dépasser le bruit
Le temps multiple des illusions
Emporté par le courant des masses
Lente
Le fracas des vents
Apaisé
Dans l'épaisseur des nuages
Symbole d'un mystère
Incarné
Éloquence en ruine
L'improbable
Barils dans la mer
Les sauvages bouffent les cailloux
Exposome corrosif
Amorce d'une étincelle
Les porteurs de peaux
Disloquent le soleil
Marchent sur les mousses
Insultent l'herbe folle
Ramassé le grandiose sous la neige
L'herbe se démène
La raison robuste
Résiste
Les insuffisances anonymes
L'intransigeance méthodique
Menacent le réel
L'activisme englué
La profusion des lumières
Démolissent le silence du gouffre
Offrande d'un terrain vague
Confiture rugissante
Benzédrine prophétique
S'étouffé dans le luxe de se tromper
L'erreur d'apprécier
Nuisance mouvante
Visiter
La rue
L'impasse
S'échapper dans les nuits tropicales
Chute libre dans le bayou
Pansement dans la jungle sordide
Fusion des corps qui pendent
Qui pensent
Le ciel se déchire
Laisse la place aux étoiles
Les anarchistes copulent dans les salons vaporeux
Parodie nihiliste
Bouffonnerie absurde
