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01/06/2026 (corps de plume)
L'oiseau rossignol crie sa dope
Sur le trottoir
Des cris secs
CRACK
Clous rouillés qui injectent
Mauvais jour pour s'envoler
Trop imbibé
La pluie rince la pierre éthylique
Trop pleine
Elle déconnecte
Perd la trace
Virus dans la mémoire
FROIDE
L'air plombé
LOURD
L'oiseau mazouté
S'exhibe
Chair nue
Contamination ruinant l'intérieur
Crash du corps de plume
Prolifère la matière invasive
Hurle à l'envers
Lumière bruyante
Présence hurlante
Euphorie clinique
Poids du vent dans ses ailes
VISQUEUSE
L'incendie des bulbes ramollis
Court-circuit vaporeux
Le piaf rejoint le ciel
02/06/2026 (moelle absente)
Fusion des mondes
Sans artifice
La trace blesse
Mécanique grippée
Rêve ruisselant
Illusion d'un refuge brut
Enivré d'un début contaminé
Réveil capitonné
39,7°
Spirale d'un mur blanc
Aseptisé
Oppression
J'étouffe
Asphyxié d'un air trop froid
Avalé dans le fracas glacé
Spectateur d'un vertige
Ébullition d'un spasme
Le monde écoute
Crissement de racines
Injecté de folie organique
L'espace se répand
Le vert colonise
Arraché le ciel / dégouline au sol
L'oiseau de nuit
Fissure
Estompe le réel crasseux
Porosité du vide
Vers une moelle absente
Cailloux remplis de rêve
L'orage aux éclairs sans couleurs
Injecte les veines système
Au-dessus du cimetière d'épave
La ville s'affaisse sous une poitrine brûlée
Asphyxiée
Perdu dans l'ombre d'un couloir étriqué
Sous les néons blafards
L'air humide avale le béton
Solitude
Nuit
Blanche
Sous emprise électrique
Continent broyé de méduse
Quelqu'un traverse
Dur
Brutal
Le roi du silence
La carcasse rauque
Il emporte les corps
Raz de marée sur les bulbes
Fulgurance
MILES
Éclair d'un vaisseau futur
Souffle aux accords poreux
Injection massive
Sonore
Basse fréquence sur thorax nerveux
Chaos bruyant
Le signal se perd dans l'absurde tamisé
La vague engage la fusion
Au son du vent
La surface s'érode
Les notes creusent le vacarme
Le souffle adoucie l'écart
Brutal
Pur
Net
Suspension psychotique
Anarchie rythmique
Désastre d'une nuit sirupeuse
La pépinière bannit les absents
Estompé du réel
Sur les routes de décadences sonores
Le clavier sature
Surchauffe électrique
Ensevelis dans l'océan frénétique
Les corps ondulent dans une étreinte métallique
Démontage docile
Protocole improvisé
Agitation sur le lichen de mer
Écorché de ronces hurlantes
Les corps traversés
Filtres sonores
Échappent
Alchimie volatile
Conservateur de minorité
Populaire d'une saison orange
Élan furtif d'un épouvantail
Regard vertigineux
Sur un lit de plume
Les affreux envoutés des routes éternelles
Ivresse de vieux singes dégénérés
Continent plastique
Verrue de mer
Libéré de l'effluve salé
Les modernes ont déboulé de l'enfer
Les yeux vérolés
Les pigeons dénoncent le carnage
Mutilent les visages
Pour ne plus envisager
Scalpel sur les regards acides
Orgasme de viande crue
Les braises sont tombées sur la banquise
Les insomnies voyagent
Émoussé des sous-sols légendaires
Les bulbes de la grisaille
Dérisoires
Puisent dans les seuils nerveux
Modeste détour d'un sommet de cristal
Inspiré
Les furies s'abandonnent aux brouillards prohibés
A l'ombre des cinq soleils
Les nuits s'évaporent
Sur les rails d'une galaxie qui s'émiette
L'aveugle poussiéreux
Intoxiqué du silence
Surfe sur les neiges carboniques
Passager de seconde classe
Les orgues électriques
Roublards
Ont dévisagé le prêcheur
Sidéré des heures trop tardives
A cheval sur la super nova
Le paralytique maquillé
A fondu sous la pluie opaque
Affamé dans la galaxie
Douceur d'un germe aphrodisiaque
Le voyage d'une nébuleuse salée
Dans la station couverte d'orage
Les lunes gèlent
Au milieu des épaves stationnaire
Les oiseaux gris désertent la planète
Tumulte galactique
Les corps immenses
Comme des missiles de lettres rouges
S'enlisent dans la ruine laissée à l'éternité
Remorquer les vagues de vide
Les insectes brûlent les épidermes innocents
Les chiens chauves grincent des dents
Dans des bunkers paralysés
Les bâtards de l'espace
Ivres dans les dortoirs aux milles trajets
Comme des conducteurs de bus
Endimanchés
Écœurés de l'émeute
Dévorés par l'espace
La matière visqueuse dérive
Les corps lavés dans les couveuses
A 6h du matin
Tout ce petit monde s'est vautré dans le lac noir
Remplis de sanglots bleus et de vendeurs de haine
