216.73.216.118--0.0.0.216GE
Sculpture de Idan ZARESKI à coté de son oeuvre. Place de Provence. Montélimar
Gestation des turbulences
Puissamment contenu dans le presque rien
L'humanité transcende
L'amorce à la marge de la folie
Au seuil de la noirceur
Au confins des corps abimés
Les esprits assombris
Galvanisé
Les cœurs palpitent à l'unisson
Dans un sermon d'indulgence
Qui réengage la concordance des sensibilités passionnés
Ils s'alignent en écho de la timide clarté
Dans les semences carnivores
Fétides de leur langage inapproprié
Démunie devant le réel prémâché
Sous le poids des lanthanides faussaires
Les usuriers sont à la hauteur des compassions digérées
Face au glissement
Le vertige oublie la couleur de la chute
On s'immunise au feu des néodymes
La marée nourrie des étincelles
Le cap veille à la panique
Renonce à l'embrasement des intuitions
Soyons légers
Soyons fervents
De nos carences ébouriffées
Le voyage devient fébrile
Dans la proximité des gouffres
On trouve les branleurs inutiles
Quand les abus libèrent
Quand les excès apaisent
Les représailles d'un quotidien de plomb
Se mâchurer la gueule sans prérequis
Calmer la fêlure
Paradoxe de la survie
Qui s'abandonne au petit feu du suicide
Ne pardonne les écueils d'une injustice
Défier les entraves dans la lumière
A force de trainer dans l'obscurité des trottoirs
La lune à rongée nos carcasses
S'user les narines et sacrifier le temps
A coup de bassine à vomi
Dans les gosiers jamais rassasiés
Cupidité d'estomac boulimique
Les lendemains
Assommé des obsèques de l'ivresse
Englué dans les minutes d'un cerveau indisponible
Le chevet des chemins qui s'animent de ceux qui trinquent
Victimes des orages silencieux
Les averses abreuvent les corps qui penchent
Brader le McAdam sous l'autorité d'un désastre
Séquestré dans le déni
En sevrage d'un cosmique sous amphétamine
On navigue à vue
Dans le brouillard d'une intuition salie
Engloutie dans les sulfures
Au défi d'échapper à sa condition
On s'offre la vitalité d'une descendance galvaudée
Façonnée à la mesure de son ambition
Les cendres de l'incendie
On rejoint la fertilité des bâtisseurs
Contraints des alizés
On s'accommode des tourments bénins
On se contente de rejoindre la rive
Soigneux de l'équilibre
Vigilent des affinités entre ciel et terre
Sans jamais renoncer au courant des souffles
Le courant des souffles
C'est une proposition
Une profondeur
Dans l'épaisseur d'une folie maitrisée
Une esquive à la sombre ruelle
Un courant qui s'anime dans les frontières
A la marge des consensus
Une herbe folle et robuste
Symbole du défi des complaisances
Sur un partage dévalué
La pudeur d'un orage de neige
Fige le temps au silence
Masque innocent d'un moment suspendu
Le monochrome étouffe les cris
Apaise l'agitation des souffles
Confinés sous l'enclume
Le manteau se dépouille à la chaleur clémente
Sur la terre brûlée mise à nue
L'ombre demeure
A l'instar du shogun macabre
Le pharaon faisandé
Convoqué à l'invitation calibrée
A la hauteur de la dévastation
Remisé à la raison noire
Sous le bitume immonde
Inerte et insignifiant
Enseveli sous les plaines
Impatient du germe nouveau
A genoux on patiente à l'abri des uniformes
Théorèmes burlesques : théorème du aïe ouille
SDF morts. Froid. Rue.
Érection pour le riche. Champagne.
Ou alors.
Réassurance. Redistribuer douleur.
Une loi augmente douleurs des pauvres ? Pauvres aïe ouille.
Alors ?
Enregistrer somme des douleurs. Rendre visible. Redistribuer.
IA implants. Sur chaque riche. Petit machin sous la peau.
Statistiques. Somme des souffrances pauvres. Coefficient. Retour expéditeur.
Provoquer la douleur selon coefficient. Même douleur. Même durée. Oui toute une vie. Même intensité.
Riche aïe ouille. Apprend connaître le réel. Découvre la douleur. Comprend effets des lois.
Chéri il pleure. Oh. C'est pas du jeu !
Théorèmes burlesques : théorème de Brigitte
Guerre. Qui veut la guerre ? Localement Macron et sa gerce. Aiment les corps massacrés. Corps de pauvres !
Journalistes, publicité, mensonge, beauté de la guerre, grandeur de la nation.
Chaque soldat tué, blessé.
Enregistrement. Reproduction. Réplique.
Dans les corps coupables. Celui celle qui a décidé. Doit connaître la douleur de la guerre.
Gerce à Macron. Chouchou Brigitte. Casque sur cervelle vide.
Ukraine. Champ de mines. Traverser. Oui chef. Oh chéri.
Brigitte saute. Mille morceaux dans ciel bleu.
Manu explose ensuite. Amoureux quoi !
Mille morceaux poursuivent mille premiers morceaux.
Maintenant chouchou Brigitte connaît le réel.
Manu connaît le réel.
Trop tard.
