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Portait de gare. Philippe, conducteur de motrice TER. Montélimar.
Théorèmes burlesques : théorème du bonbon
Groenland tout blanc. Froid. Neige. Blanc. Un continent de blanc.
'Cocaïne' dit USA. Anti drogue. Envahir.
"Bon bon ..." qu'ils murmurent. "Si vous le dites." Ferment le clapet. Obéissants.
Il n'y a plus que des 'bon bon' . Un monde de bonbons. Emballés mignon papier rose.
Bonbon merveilleux. Luisant. Laqué. Sucré... Très attirant. Miam miam.
Mais gaffe ! Peut-être toxique.
Meuhhh non ! Fabriqué CIA. Très sucré. Bon pour la santé.
Théorèmes burlesques : théorème du suppositoire
Il y en a de toutes les sortes. Des bonbons. Un paradis pour les enfants sucrés.
Bonbon adhésion à l'Europe . France. Arnaque. Bonbon tout rose .
Peuple dit non.
No problem !
Bonbon ou suppositoire. Ça ressemble. Peuple dit non . Par sa bouche votatoire. Dans le cul. On lui enfile. Pas le même goût. Même effet. Plaisir maso en plus.
Suppositoires diverses marques. Suppo Sarko. Suppo Hollande. Suppo Macron.
Théorèmes burlesques : théorème du Y a rien à voir
Nos penseurs politiques depuis 50 ans.
Foucault, Negri-Hardt, Agamben, Esposito, Roncière, Deleuze et Guattari, Badiou.
Des stars.
Ils nous ont interdit de penser notre monde.
Interdit d'agir.
Impérialisme effacé.
Guerre ? Ni vu ni connu, inexistant impossible d'un autre âge .
Circulez ! Y a rien à voir.
Théorèmes burlesques : théorème des bras ballants
Guerre ? Circulez ! Y a rien à voir.
Bras ballants.
Regardons venir sur nous les nouvelles bombes.
Oh nouvelle technologie. Cool.
Tiens un oiseau. Pas dans les classifications. C'est bon signe. Les espèces disparaissent, d'autres naissent.
La bombe explose.
Ah, i faut croire que j'avais mal compris.
Théorèmes burlesques : théorème de la Formule 1
Circuit de formule 1 au Mexique.
Tout nouveau années 80.
Les mexicos sur la piste. Face aux voitures. Foutent le camp plus tard possible.
Ça stresse gentils pilotes.
Blancs bien sûr.
Riches. On arrête tout, on renonce.
Blanc riche.
Connait pas la mort.
Maman ! seulement paradis !
Théorèmes burlesques : théorème de l'évaporation
Les mexicains ?
La mort ils connaissent. Vieille habitude. Vieille copine. Ancienne maîtresse. Ils expérimentent chaque jour. Érotisme.
Donc la mort existe, belle.
Petit blanc connais pas ce truc. La mort ? Existe pas.
Comprend pas.
Alors rêve. Oui rêve. Meuh non. Plus jamais guerre.
C'est mignon !
Boum. Paf. Dans les tripes. Dans la gueule. Le rêve mignon ? Stop.
Évaporé petit blanc.
Ah bon ! Je croyais seulement pour petit nègre !
Théorèmes burlesques : théorème du aïe ouille
SDF morts. Froid. Rue.
Érection pour le riche. Champagne.
Ou alors.
Réassurance. Redistribuer douleur.
Une loi augmente douleurs des pauvres ? Pauvres aïe ouille.
Alors ?
Enregistrer somme des douleurs. Rendre visible. Redistribuer.
IA implants. Sur chaque riche. Petit machin sous la peau.
Statistiques. Somme des souffrances pauvres. Coefficient. Retour expéditeur.
Provoquer la douleur selon coefficient. Même douleur. Même durée. Oui toute une vie. Même intensité.
Riche aïe ouille. Apprend connaître le réel. Découvre la douleur. Comprend effets des lois.
Chéri il pleure. Oh. C'est pas du jeu !
Essaime la graine
Discrète
Timide
Le corps patiente
A l'amorce de la vertu
La foudre se manifeste sans précipitation
Épargné des bouffées d'un délire
L'éraflure indigeste ravive la brèche incandescente
Démuni de l'inattendu
On renonce à la persévérance des lieux communs
Dans le détachement des lanthanides
Capitaine du navire empoté
A l'itinéraire mordant de fragilités
Égaré dans l'océan des mérites invalides
La marche nocturne imposant l'effort d'un songe aveugle
La conviction dominant la pertinence des vents
S'abandonner à la complaisance des habitudes
Nous expose aux dangers de la ronce solidaire
Au carnage des croisements qui engagent
Le disciple ne présuppose que le mystique
Les ténèbres d'une ivresse ne s'offrent qu'au premier venu
Il ne s'agit que de retrouver le cap
D'appétit frugal
Exigent du récit juste
Les mépris du troupeau hypnotique
A la salutation des caresses de sable brulant
Les marteaux sans maître indignent de la passerelle
Dans les marges d'une audition fragile
Usé du langage abusif
Je m'isole au non-vibrant
Au profit d'un calme réparateur
Le chasseur de charnier
N'aura qu'à suivre le fleuve labouré
Le fer
La rigidité utile des propos tenaces
Proposer une restitution d'une seconde lecture
A la saveur plus douce
Dans la modestie d'un réel abscons
On se substitue à l'aigreur de la théorie du tigre
Dans le repli des nuances et des interlignes
L'éclairage unique est gageure
D'un phosphore militant
A l'étape d'une chronologie qu'il transgresse
Le décapage céleste s'impose
Dans la posture d'accueil du novice excité
Le savoir de l'ancien épouse le temps creux
La sagesse spontanée parfois suffisante
Utile à l'éclairage des empêchés
A présent alignés
Les astres de charbon lavés de la lune capricieuse
Se sont avisés de l'hostile langage des lanthanides
Qui échappe aux présences
Présupposés devenus encombrantes
Les sorbets du réconfort
Se déploient sur l'écume des jours qui comptent
Faire taire le bruit
C'est la règle
Complaisante
C'est ici que jaillit le soir idéal
Accoutumé aux chemins filants
Sous les montagnes desséchées
Les visages distants
La nue allongée dans sa tranquillité
S'adresse aux maisons condamnées
Au calme de ces édifices profanés
Les inconnus clandestins de leur rêve passionné
Usagés de la poudre des idoles
Les infirmes se répartissent les tares du supplice
Défenseur des sables au couleurs des voyages
Ils s'exposent à la brisure sauvage
Enlisés dans les fêlures
D'un passé qu'ils ont abandonné
Gestation des turbulences
Puissamment contenu dans le presque rien
L'humanité transcende
L'amorce à la marge de la folie
Au seuil de la noirceur
Au confins des corps abimés
Les esprits assombris
Galvanisé
Les cœurs palpitent à l'unisson
Dans un sermon d'indulgence
Qui réengage la concordance des sensibilités passionnés
Ils s'alignent en écho de la timide clarté
