216.73.216.230--0.0.0.216GE
Dans l'obscurité glaciaire
Les étoiles affamées
Naviguent dans les orages
Les courants sensibles
Mutilent les murs sans ombre
Essoufflent l'édifice
Colonne de sable usé
Privé des copeaux de pierre
Le corps s'égare dans le creux
Figé dans la sueur du métal
L'oiseau de proie
Parachuté dans la foudre
Falaise aux tentacules timides
La panse vide
Le vautour transparent
Défie l'air fracassé
Empile les roches
Ruisselantes dans les talus
Intouchable
Électrocuté dans le ciel
Langage résistant
L'indifférence bon marché
Scorie de l'effondrement
Position précaire
La horde projective
Le corps est obsolète
Installation préoccupante
Restitution numérique
Traque de l'image floue
Mise à distance
Invisibiliser le déluge
Sublime blessure
Sur tapis de feutre
À l'écoute du bruit de fond
Bouffeur de sons
Les audiences organiques
L'hommage précède les chanceux
Accompagné de la révolte
Le sauveur
Vibrations bruyantes
Le pseudo anonyme
Libère la zone temporaire
Convois clandestins
Radicale sortie de cadre
Aux frontières mentales
Cri noir d'un signal coupé
Fragments d'automne contrarié
Mépris d'espace clos planifié
La jungle d'avant-garde plaisante
Les corps barbares
S'incrustent dans la rue
Propulsés dans l'enfermement
La rébellion sans frisson
Contourne le choc
Privilège du vide
Le fusain passionné
Filtre d'un potentiel
Pour saisir le monde
Chercheur d'oubli
Désabusé d'une revanche invisible
Le métabolite rebelle
Annonce la tempête
La statue usée
Déboulonnée
Ferveur de l'imposture
Gâchis d'un champ carcéral
Sanction futile
L'intuition d'un corps suspendu
///on est la vague, ça gonfle
des gouttes par millions
des particules électriques
d'énergie d'inertie de joie tu tires les autres avec toi
les autres te poussent
on peut plus s'arrêter
le désert et minuscule
sur la carte du monde on existe
[]
///les cris
dans toutes les gorges
ça se met ensemble ... un rythme ... une force
le chant des bouches ça monte vers le ciel
une aspiration une élevation
une énergie vers loin .. loin devant .. plus loin
la mort est belle
[]
///les bras secouent les fusils
les fusils des grands pères
les grands pères sont fiers dans les tombes
la joie les muscles crashent jusque dans les poings
les poings lancent les fusils et les fusils tirent les bras
ça remonte aux épaules
ça tracte la poitrine
[]
///le coeur reprend toute la force
pour la jeter la cracher partout dans le corps
toutes les artères circulent
le ventre est un centre .. on ne sait pas pourquoi
le centre de la force
même le sexe reçoit la joie le désir
vers là-bas .. là-bas en haut .. plus loin .. toujours
[]
///et les jambes oui les jambes remplissent de colère
des décennies des siècles
ils nous étouffent nous effacent
chaque muscle crie avec les autres
les pieds sont joyeux
contact avec le sol ... les cailloux
l'air est brûlant
[]
///joie des cailloux joie du brûlant
on est du cuir on est brûlés comme du fer
eux ?
mercenaires !
leurs souliers fondent comme du chocolat !
fuite fuite fuite ... abandonne tes armes
le caillou n'est pas ton corps
[]
