216.73.217.94--0.0.0.216GE
Fragments de mots négligés
Bourrasque de vapeur crue
Le captif noyé dans le rocher
Coopère sans bâillon
Pilote dans les creux de l'aube
Dans la jungle des ennemis
L'incendiaire imaginaire
Acheteur de mémoire mouillée
Refoule les balises muettes
Zone vide sans silence
Frappé dans la neige bleue
Validé d'un certificat cobalt
Le cramé fantasque d'une nuit trouée
Alligator de vinyl
Chronologie d'une aube sans odeur
Flash lumière d'une nuit en sueur
Enfermé dans un voyage nerveux
La veine incolore traque le brouillard camouflé
Planète déracinée
Le temps a fondu sur la limaille
Rumeurs froides
Saveurs de vertiges
Imperméable aux odeurs antibiotiques
Le voyageur docile
Embusqué dans les paysages climatisés
Inaudible des complications sans verdure
Écho d'un sifflement de pleine lune
Coordonner les jours
Les mangeurs anonymes
Rêvent en soutane
Les regards économes
Les syllabes express
Les prophéties excrémentielles
Comblent les marchands de panique
Dans la poussière de rouille
Le cimetière nucléaire
Donnent racine aux corps vides
Brouillard rance des nuages dilatés
Les étincelles tropicales
Sépulture d'un premier sommeil
Façade de l'ennui
Scandale dérisoire
Sevré par l'oubli
Le champ absurde rassure
Les sols blancs identitaires
Se noient dans les évidences
À sens unique dans le plomb
Le mouchard dérape sans éclairage
Rongé par l'imposture
Le temps contre-indique
Les nuages ammoniacs
Turbulences chroniques
Dans les ciels mâchurés
Les dingues oublient leur visage
Les pupilles solides
S'alignent sur les jours muets
Ciel violent
Cendres d'une fin de rêve
Estropié d'une banalité étouffante
Les ramoneurs d'étoiles
Défiant le fracas d'un imaginaire
Le corps cru
Chuchote dans les échos ruisselants
Traqueur d'insignifiants
Rêveur de cyclone englouti
Essoufflé d'un crissement d'aile
Tentative d'un sommeil vertige
Fasciné de son minable royaume
Le voyageur arrogant
Défie la maîtrise de sa filiation
Le monstre romantique
Déploie son individualité
Figé dans la rouille
L'histoire désosse les silences
Noyé dans les alizés charbon
Rictus en écho des cassures
Disqualifié des graviers secs
Les sédiments se fracturent
Dans les convois gluants
Pendule déchaîné
Trajectoire débris
Les bruits du givre
S'usent dans les viandes creuses
Saturation des couleurs bitume
Illusion d'une course neutre
Les braves démolissent le sens
La tragédie d'un langage sans déchet
Calme l'enclos des cendres
Temps de brume bleue
Enraciné dans la friture de la ville
Piétine la crasse des mots humides
L'étrange victoire
Enlise le destin dans les poudres
Le pitre devient savant
Échappée aux rites des temps glorieux
La foule devient raide
Les herbes faisandées
Le tirage des clichés, face finale pour la mise en lumière du travail photographique.
Merci Tristan.
Ce n'est pas du studio Harcourt ni " France, un portrait de famille " de Yan Arthus-Bertrand, aseptisé et lyophilisé...
Ici c'est le réel, le quotidien, les mains dans le cambouis, la poussière et la crasse !
