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Le mort s'est envolé dans l'écume
Les mots se sont ébréchés
Cendres endormies
À l'ombre d'un sable pulvérisé
Les ventres mous paralysés
Propagent le récit d'un héritage
Les bunkers chromés
Ont enfermé les aveugles
Les propagandes travestissent le monde libre
Les agitateurs recrutent au penthotal
Lobotomie clandestine
Les ombres écaillent les identités
Racolent le protagoniste incertain
A coup de tracts subversifs
Rappel sur les corps allumettes
Usagés déviants aux couleurs des ciels
Les flammes ont brûlé
Flirté avec le temps qui chute
L'éclipse de la grande nuit
Les crevards ont aboyé
Ricaner sur les cendres des martyrs
Palissade de silence
L'œil machine incolore
Session éponge de rayons invisibles
Truquage de zombies au cerveau nuisible
Feuilletons dissimulés de colonies solitaires
Les vilains de l'espace se délectent
Des peaux sombres anéanties
Vision monochrome
Trépignent les mâchoires de la vengeance
Dans l'attente d'une mise à feu
Les particules trépignent sur le tarmac desséché
L'écriture écorche
L'avalanche de sommeil gris
Décompose l'immaculée récit
La nébuleuse s'étiole
Les corps dans le vide
Compriment les passagers rouillés
Les opérateurs cotonneux
Dévorent le rêve pasteurisé
Les sardines rouillées échouent sur la lune vague
Le monde incolore n'est plus comestible
Le réel nous dévore
Le chiffre traque l'identité dans les plis
Il brise les mots de leur éclat
Les paupières en transes
Chronologie d'une insomnie
Autopsie d'un chiffrage de sanglots
Sous la pluie de pilules écran
En délicatesse dans le sanctuaire
Désir d'angoisse de sobriété
Silence de la tyrannie
Animé d'un état dévoilé
Les dos argentés du négoce
Dégradent la façade des enjeux
Bienvenue dans la porcherie
Sans regrets
Les insomnies sont fades
Le pilote est aigri
Le contrôle est perdu
Les digues prêtes à céder
Déversent dans les failles le courage invisible
Les volontaires patriotes
Gavés de friandises
Garants du succès de la supercherie
La chute bleue est imminente
