216.73.217.19--0.0.0.216GE
Collision des chairs
A la lumière de l'écho
La journée se dilue
Le vent glisse sur les corps téméraires
Un incendie sonore
Un cri
Un murmure
Une vision
Tu propages le destin d'une nuit folle
Cauchemar
Les peaux nues
Abimées des mots
Des mots falaise
Témoins du monde
Chaos carcasse
Partition du réel
Qui sonne
Grince
Sature
Donne sens à l'agitation
Qui disperse et résonne
La colonie
Conserve le mystère
Répand les cendres recyclées
Surabondances
Ils agrandissent les fenêtres pour diluer le paysage
Dans la moelle sauvage
Ils lestent le galop des âmes poreuses
Les villes incendiées
Crient le son des lichens
Dans des artères lumières
Les paysages écorchés
D'écorce sans relief
La peau s'écaille sous les troncs décharnés
Le souffle des vents brûlants
Les mémoires usées des sables
Silence d'un sous-terrain ramifié
Noir
Calciné
Vivant
Dans les impasses de cendre
Le lichen prolifère
Fusion des mousses
Dispersé dans la biologie des ruines
Exalté de folie passagère
Éclosion des bulbes
01/06/2026 (corps de plume)
L'oiseau rossignol crie sa dope
Sur le trottoir
Des cris secs
CRACK
Clous rouillés qui injectent
Mauvais jour pour s'envoler
Trop imbibé
La pluie rince la pierre éthylique
Trop pleine
Elle déconnecte
Perd la trace
Virus dans la mémoire
FROIDE
L'air plombé
LOURD
L'oiseau mazouté
S'exhibe
Chair nue
Contamination ruinant l'intérieur
Crash du corps de plume
Prolifère la matière invasive
Hurle à l'envers
Lumière bruyante
Présence hurlante
Euphorie clinique
Poids du vent dans ses ailes
VISQUEUSE
L'incendie des bulbes ramollis
Court-circuit vaporeux
Le piaf rejoint le ciel
02/06/2026 (moelle absente)
Fusion des mondes
Sans artifice
La trace blesse
Mécanique grippée
Rêve ruisselant
Illusion d'un refuge brut
Enivré d'un début contaminé
Réveil capitonné
39,7°
Spirale d'un mur blanc
Aseptisé
Oppression
J'étouffe
Asphyxié d'un air trop froid
Avalé dans le fracas glacé
Spectateur d'un vertige
Ébullition d'un spasme
Le monde écoute
Crissement de racines
Injecté de folie organique
L'espace se répand
Le vert colonise
Arraché le ciel / dégouline au sol
L'oiseau de nuit
Fissure
Estompe le réel crasseux
Porosité du vide
Vers une moelle absente
Cailloux remplis de rêve
L'orage aux éclairs sans couleurs
Injecte les veines système
Au-dessus du cimetière d'épave
La ville s'affaisse sous une poitrine brûlée
Asphyxiée
Perdu dans l'ombre d'un couloir étriqué
Sous les néons blafards
L'air humide avale le béton
Solitude
Nuit
Blanche
Sous emprise électrique
Continent broyé de méduse
Quelqu'un traverse
Dur
Brutal
Le roi du silence
La carcasse rauque
Il emporte les corps
Raz de marée sur les bulbes
Fulgurance
MILES
Éclair d'un vaisseau futur
Souffle aux accords poreux
Injection massive
Sonore
Basse fréquence sur thorax nerveux
Chaos bruyant
Le signal se perd dans l'absurde tamisé
La vague engage la fusion
Au son du vent
La surface s'érode
Les notes creusent le vacarme
Le souffle adoucie l'écart
Brutal
Pur
Net
Suspension psychotique
Anarchie rythmique
Désastre d'une nuit sirupeuse
La pépinière bannit les absents
Estompé du réel
Sur les routes de décadences sonores
Le clavier sature
Surchauffe électrique
Ensevelis dans l'océan frénétique
Les corps ondulent dans une étreinte métallique
Démontage docile
Protocole improvisé
Agitation sur le lichen de mer
Écorché de ronces hurlantes
Les corps traversés
Filtres sonores
Échappent
Alchimie volatile
Christian le fleuriste du Samedi. Place du marché à Montélimar
