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A force de trainer dans l'obscurité des trottoirs
La lune à rongée nos carcasses
S'user les narines et sacrifier le temps
A coup de bassine à vomi
Dans les gosiers jamais rassasiés
Cupidité d'estomac boulimique
Les lendemains
Assommé des obsèques de l'ivresse
Englué dans les minutes d'un cerveau indisponible
Le chevet des chemins qui s'animent de ceux qui trinquent
Victimes des orages silencieux
Les averses abreuvent les corps qui penchent
Brader le McAdam sous l'autorité d'un désastre
Séquestré dans le déni
En sevrage d'un cosmique sous amphétamine
On navigue à vue
Dans le brouillard d'une intuition salie
Engloutie dans les sulfures
Au défi d'échapper à sa condition
On s'offre la vitalité d'une descendance galvaudée
Façonnée à la mesure de son ambition
Les cendres de l'incendie
On rejoint la fertilité des bâtisseurs
Contraints des alizés
On s'accommode des tourments bénins
On se contente de rejoindre la rive
Soigneux de l'équilibre
Vigilent des affinités entre ciel et terre
Sans jamais renoncer au courant des souffles
Le courant des souffles
C'est une proposition
Une profondeur
Dans l'épaisseur d'une folie maitrisée
Une esquive à la sombre ruelle
Un courant qui s'anime dans les frontières
A la marge des consensus
Une herbe folle et robuste
Symbole du défi des complaisances
Sur un partage dévalué
La pudeur d'un orage de neige
Fige le temps au silence
Masque innocent d'un moment suspendu
Le monochrome étouffe les cris
Apaise l'agitation des souffles
Confinés sous l'enclume
Le manteau se dépouille à la chaleur clémente
Sur la terre brûlée mise à nue
L'ombre demeure
A l'instar du shogun macabre
Le pharaon faisandé
Convoqué à l'invitation calibrée
A la hauteur de la dévastation
Remisé à la raison noire
Sous le bitume immonde
Inerte et insignifiant
Enseveli sous les plaines
Impatient du germe nouveau
A genoux on patiente à l'abri des uniformes
Pénétrer dans le vivant
C'est profiter de l'épaisseur de l'ennui
La sémantique où le quotidien jamais ne s'use
Les rêves se hâtent
A découvert
Dans les ruelles sans soleil
Les passions suffisent à échapper
A l'emprise déterminée
Combattant solitaire et autonome
Le lanthanide proclame la vision large
Névrose des espaces confinés
Ouvert aux possibles floraisons
Enfoui sous les paupières
Les arrachés des souffles
Coquille de fluide instable
Engagé dans une pensée humide
L'humeur maussade réduit le souffle
Le fanatique englué dans l'option de l'étang
Cible l'océan jusqu'à la rivière
En découvrant les nuances molles
On cherche le point d'équilibre
Entre le clair et le trouble
J'inspire au feu des origines
Dans le creux de l'invisible
Je connecte le ciel
Verrouillage de la berge aux barbares
Sur les refuges sombres
Les nuits courtes où les pierres se polissent
Façonnant le mur des morts
De la rivière à la mer
Les ambitions poreuses ont contrarié la reine
Quand émerge les sables blancs
Le fardeau qui impose les retouches
Invalide les corps hypnotisaient
La propagande immunisant les colons
Suinte les cendres des âmes dévastées
Sculpture de Idan ZARESKI à coté de son oeuvre. Place de Provence. Montélimar
Ma nouvelle série de portraits de rue 2026, après " dans le cadre ou hors cadre" 2025, " à Montélimar on a la banane " 2024 et " portraits de rue" 2023.
